Ici vous pourrez trouver des informations sur les différentes disciplines présentes au Lycée des Métiers Georges Cisson. Ces rubriques seront animés par des professeurs référents dans chaque discipline.
Enseignement général
Sur les liens ci-dessous vous pourrez accéder aux différentes matières instruites au lycée Cisson ainsi qu'à certains cours en ligne proposés par différents professeurs
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Visitez le site académique des ARTS APPLIQUES :
http://www.ac-nice.fr/artsap
Contenu et emballage virtuel réalisé par mme FERRARI,
professeur d'ARTS APPLIQUES & Webdesigner.
Conçu pour les profs d'ARTSAP, axé sur la pédagogie, il s'adresse aussi aux élèves
et parents d'élèves intéréssés par ce domaine.
Découvrir l'Art de la CALLIGRAPHIE c'est élargir sa culture artistique et développer une pratique artistique (technique du dessin de la lettre).
Chaque CIVILISATION à chaque époque, a utilisé et développé différentes formes d'alphabets, depuis la romaine en passant par les onciales, carolines, gothiques, anglaises et beaucoup d'autres jusqu'aux écritures contemporaines renouvellée spar les graffeurs.
La calligraphie ne se contente pas de reproduire ces anciens modèles, mais est en création permanente...
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Enregistrez l'image (clik droit) en JPEG avec IRFRANWIEW et envoyez la moi par mail
sans oubler de préciser votre nom et classe !
• Chaque élève doit apporter en cours le matériel nécessaire pour écrire et dessiner, soit :
- 1 crayon et une gomme
- une règle graduée de 30 cm
- un stylo noir (feutre ou plume)
- des crayons de couleur
- un bâton de colle
- des ciseaux, compas et équerre sont aussi utiles pour certains exercices.
> Ces outils sont aussi indispensables dans les autres cours et doivent être soigneusement rangés dans une trousse et renouvelés si nécessaire.
• Chaque élève doit avoir aussi une pochette en carton (ou en plastique) pour y classer les documents de travail distribués par le professeur pour le cours.
> Le tout doit être marqué du nom et de la classe de l'élève, sinon il prend le risque de les perdre.
• Le carnet de correspondance doit être montré au professeur en cas de non respect des consignes et du règlement : celui-ci doit toujours être dans le cartable de l'élève ainsi que sa carte d'identité.
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CHARTE DES ELEVES POUR LES COURS D’EPS
1) les élèves attendent leur enseignant
a/ sur le Parking du site Ampère, entrent à pieds ou avec leurs véhicules 2 roues . le portillon est immédiatement fermé derrière eux pour éviter les problèmes de vols .
b/ à la loge du gardien à Font pré.
c/ dans le hall du lycée en cas d’intempéries.
2) Les élèves entrent dans le vestiaire après que l’enseignant ait constaté son état initial.
3) Pendant que les élèves se changent, ils fournissent, le cas échéant , les documents administratifs concernant les dispenses et absences.
4) Aucun accès n’est plus alors possible aux vestiaires jusqu’à la fin du cours.
5)Les élèves ne sont pas autorisés à rentrer dans le bureau, les toilettes ou le local matériel des professeurs . Toute transgression à la règle sera sanctionnée.
6) Les élèves doivent respecter individuellement et collectivement les installations, le matériel pédagogique mis à disposition .A l’issue de la séance l’enseignant ouvre le vestiaire. Les élèves sont tenus de laisser ce dernier propre et sans dégradations.
7) Quelque soit le lieu de déroulement de la séance d’EPS, aucun retard ne sera toléré et les élèves seront considérés comme absents à la séance. Seul un billet provenant du lycée (infirmière, CPE, vie scolaire , administration) leur permet d’être acceptés en retard .Un appel téléphonique préviendra l’enseignant de cette arrivée tardive autorisée.
8) Toutes les séances de début de demi journée, débuteront à l’heure précise.
9) Les élèves disposeront de 10mn supplémentaires pour se rendre au lieu de rendez après la récréation. 10mn sont aussi accordées pour revenir des installations en fin de cours.
11) L’élève ne peut en aucun cas se dispenser lui-même , mais un avis médical ou une demande expresse des parents seront acceptés .
UNE DISPENSE D’ACTIVITE N’EST PAS UNE DISPENSE DE PRESENCE EN COURS !!!
12) En cas d’intempéries les élèves attendent les consignes dans le hall du lycée .
13) Toutes transgressions à ces règles pourront être sanctionnées.
Vous trouverez ci-dessous les liens vers les cours présentés par les professeurs de Français
Fiches pour CAP / BEP et révisions BAC PRO…
(inspirées des annales BEP Delagrave 99 et Réflexes BEP Nathan Technique 2000)
INTRODUCTION – CLASSER DES TEXTES -
Les textes peuvent se classer de différentes manières mais en français on privilégiera deux entrées majeures :
è Tout ce qui est « littéraire » se classe par genre (et sous genres) :
Genres Les romans - nouvelles Les contes La poésie Biographie Le théâtre (…)
Sous-genres ou types PolicierFantastiqueAventure MerveilleuxPhilosophiques Le sonnetLes bergeries autobiographie ComiqueTragiqueTragi-comiqueAbsurde (…)
è Mais il existe d’autres formes d’écrits que la littérature :
- Textes fonctionnels comme une lettre de motivation, un CV, un rapport de stage, une affiche préventive…
- Texte de presse comme un éditorial, un article, un fait divers…
- Textes publicitaires : slogans, publi-reportages…
- Textes personnels : lettre, journal intime…
- (…)
Et, de plus, les choses ne sont jamais aussi carrées que l’on voudrait qu’elles soient, ainsi un texte de théâtre classique peut, par bien des aspects, ressembler à un poème ou du moins en avoir quelques caractéristiques essentielles… , ainsi, un fait divers prend vite des allures de nouvelle ou, du moins, une nouvelle peut s’en inspirer…
Alors par delà les genres on a les types de texte, cinq sont à retenir et le prénom DIANE peut vous y aider s’il est utilisé en acrostiche :
D escriptif : pour décrire quelque chose ou quelque un : voir fiche n°2
I njonctif : pour donner des conseils ou des ordres (tracts, consignes diverses…)
A rgumentatif : pour convaincre quelque un : voir fiche n°3
N arratif : pour raconter quelque chose : voir fiche n°1
E xplicatif (ou informatif) : pour informer ou expliquer un fonctionnement : article de journal, notice d’emploi… : voir fiche n°4
Toute production écrite tendra à avoir un type de texte dominant, que l’on vous demandera soit de reconnaître, soit de produire…
Mais attention, plusieurs « type de texte » peuvent apparaître dans un écrit (une nouvelle aura une dominante narrative mais comportera la plupart du temps des passages descriptifs voire argumentatifs ou même informatifs ou injonctif…)
Ci-dessous vous trouverez un ensemble de 6 fiches ainsi classées (cliquez pour vous y rendre) :
Fiche N° 1 : Le narratif
· GENRES ASSOCIES
Le narratif est le type de texte privilégié du roman, de la nouvelle, des contes mais aussi des faits divers (bref tout ce qui « raconte une histoire »)
· DEFINITION
Dans un texte narratif un narrateur raconte une action qui progresse dans le temps et dans l'espace. (schéma narratif)
Il cite des faits, décrit des personnages, rapporte leurs propos, commente leur comportement.
Parfois le narrateur participe à l'action, (narrateur-personnage); le plus souvent il n'en est que le témoin (narrateur effacé), et surtout il ne faut pas le confondre avec l’auteur (dans un récit – sauf autobiographique et encore - si le « je » est utilisé, c’est celui d’un narrateur (personnage fictif) et non celui de l’auteur (qui lui est réel contrairement aux personnages qui ont été inventés ou au moins déformés)
· INDICES
Ø Qui dit narratif dit actions (donc verbes d’action), ces actions se déroulent selon un schéma narratif
(Situation InitialeèÉvénement PerturbateurèPéripétiesèÉvénement ÉquilibrantèSituation Finale)
Ø Parce qu’il y a des actions qui se suivent vous devez trouvez des indicateurs de temps (auparavant, avant, maintenant, puis, après, ensuite…)
Ø Les temps du passé prédominent le plus souvent, notamment le passé simple : action entreprise et achevée, et l'imparfait : action entreprise, mais inachevée. D'autres temps du passé interviennent, notamment le plus-que-parfait qui exprime une action antérieure à une action passée.
Attention : il existe aussi des textes narratifs au présent (dit « présent de narration » accompagné du passé composé) !
Ø Le récit est souvent écrit à la troisième personne et le narrateur s'efface derrière des thèmes divers (faits, lieux, objets, personnages, émotions...).
Ø Le texte contient des indications précises intéressant les personnages, l'époque et le milieu.
· LES POINTS DE VUE
Le regard sur l’action, sur les personnages ou sur les lieux, objets peut prendre trois formes différentes :
- Point de vue Interne : informé, mais subjectif.
è C’est le regard d’un personnage qui dit ce qu’il voit avec le filtre de sa personnalité, de son expérience (donc subjectif : centré sur le sujet). Il livre son interprétation et quand il dit qu’une jeune fille est belle ou bête (ou les deux) il n’engage que lui, d’autres auraient pu penser autrement…
- Point de vue Externe : moins compétent, mais plus objectif.
è Ce qui est dit, révélé, raconté est le plus objectif (centré sur l’objet) possible, aucune pensée personnelle n’est livrée, aucun jugement…
- Point de vue Omniscient : absolument subjectif
Ce qui est dit révèle la présence d’un narrateur qui voit tout, qui sait tout des personnages, il livre les pensées intimes de chacun, il connaît leur passé, leur futur, il est partout, dedans, dehors, il juge leurs actions, leur physique… C’est un regard divin sur des créatures marionnettes…
Fiche N° 2 : Le descriptif
· GENRES ASSOCIES
Le texte descriptif est souvent associé au narratif auquel il donne un cadre, on le trouvera donc dans les romans, les nouvelles ou les contes…
· SON BUT
Le texte descriptif donne à voir aux lecteurs, un objet, un animal, un lieu. Lorsqu'il s'agit d'une personne, on parle de portrait. Le texte descriptif a pour fonction de donner un cadre à l’action, de la rendre réaliste et « trahit » le regard (objectif ou subjectif) du narrateur.
· SA CONSTRUCTION
En premier lieu, le plus souvent, on nomme l'objet décrit puis on le détaille en une succession d'éléments, eux-mêmes parfois décomposés en sous-éléments (présence d’un champ lexical). Ces divers éléments de l'objet décrit sont reliés par des mots de liaison permettant au lecteur de se repérer dans l'espace (ici, là-bas, plus loin, devant, derrière, au premier plan...).
· LES PROCEDÊS D'ÊCRITURE
Ø Des verbes d’état : être, paraître, sembler…
Ø Les temps de verbe : le présent ou l'imparfait du mode indicatif.
Ø Un champ lexical dominant : ensemble de mots qui se rapportent à la même idée, réalité (champ lexical de la peur, de la guerre, de la mer…)
Ø Les expansions du groupe nominal : chaque groupe nominal caractérisant un élément ou un sous-élément de l'objet décrit reçoit généralement une ou plusieurs expansions grammaticales (un adjectif qualificatif, un complément du nom, une proposition subordonnée relative) qui expriment le point de vue de celui qui décrit.
Ø Les images poétiques : elles traduisent, par les connotations qu'elles suggèrent, le point de vue de l'énonciateur du texte sur l'objet décrit. Ce sont soit des comparaisons, soit des métaphores.
· LES POINTS DE VUE
L'objet décrit (un personnage ou un décor) n'existe pas en soi. Il est toujours donné à voir au lecteur par l'intermédiaire d'un regard : le point de vue (voir fiche « narratif »)
Fiche N° 3 : L'argumentatif
· DEFINITION
L'intervenant (ou "locuteur") exprime des idées ou des sentiments personnels qu'il s'efforce de faire partager à autrui dans l'intention de modifier son état d'esprit voire de le faire changer d’avis (de le convaincre).
Un texte argumentatif est composé de différents éléments :
Ø un thème qui est le sujet général du propos posé de façon neutre (le clonage, l’adoption homosexuelle, la peine de mort…)
Ø une thèse défendue (pour le clonage animal / contre la peine de mort…)
Ø une thèse réfutée (la thèse adverse de celle que l’on défend : la thèse de « l’autre »)
Ø des arguments (ils sont abstraits (ce sont des idées) mais ils ont une valeur générale )
Ø des contre-arguments (des arguments qui contredisent la thèse défendue et soutiennent la thèse réfutée…)
Ø des exemples (ils sont concrets (ce sont des faits), mais ils ne représentent que des cas particuliers)
Ø des connecteurs logiques qui expriment l’opposition (mais , par contre, cependant, en revanche…), l’addition (et, de plus, par ailleurs…), la cause (parce que, puisque, en raison de…), la conséquence (si bien que, ainsi, aussi, dés lors, donc…), l’hypothèse (si, à condition que, au cas où…)…
è Seuls les arguments sont capables de prouver, alors que les exemples et les faits se contentent d'illustrer.
è Un argument est unique alors qu’un exemple est substituable (on peut le remplacer par un autre qui aura la même fonction, qui illustrera également l’argument…)
· INDICES
Ø Le présent domine, accompagné parfois du passé composé et du futur
Ø Le conditionnel, le subjonctif et l'impératif s'ajoutent à l'indicatif pour exprimer les nuances de la pensée
Ø Le locuteur parle ou écrit souvent à la première personne (je) puisqu'il délivre un message personnel. Toutefois, pour donner plus d'objectivité à ses propos, il s'efface parfois derrière les faits et les idées, cités à la troisième personne, ou inclue le lecteur ou l’auditeur (nous, on)
Ø Le locuteur s'adresse volontiers à son destinataire (l'allocutaire - qu'il interpelle, implique et presse d'adhérer...) à la deuxième personne (tu, vous)
Ø Des indices d’opinion : comparatifs (plus, moins), vocabulaire mélioratif (exceptionnel, mieux, admirable…) ou dévalorisants (impensable, horrible, détestable…), verbes d’opinion (penser, croire, affirmer…)
· IDEOLOGIE
Le discours, et plus particulièrement le texte argumentatif, expriment des appréciations personnelles nées de valeurs morales, sociales, culturelles... (il ne faut pas tuer quelque un dans le dos - il ne faut pas cracher par terre - le fromage ne pue pas, il embaume…)
Plusieurs indices permettent de les identifier :
Ø l’implication du locuteur (moi, je, mon, nos…)
Ø des adjectifs, maïs aussi des noms et des verbes, qui expriment un jugement personnel (beau/laid, bon/mauvais, juste/injuste…)
Ø des adverbes et des pronoms indéfinis qui généralisent jusqu'à l'absolu (aucune, seule, tout, l’ensemble…)
Ø des champs lexicaux connotés négativement ou positivement (si par exemple un ordinateur est comparé à un « machin truc bidule » ou s’il est vu comme l’avenir de l’homme…)
Fiche N° 4 : La presse
· PRESSE ET TYPE DE TEXTE
La presse est majoritairement composée d’articles. Il existe deux grandes catégories d’articles : ceux qui informent d’un événement (donc type de texte Informatif) et ceux qui expriment l’opinion d’un journaliste (donc plutôt type de texte Argumentatif)
· LES ARTICLES INFORMATIFS
Le fait divers rapporte des événements, souvent locaux, qui touchent à la vie quotidienne, ils sont soit comiques, soit tragiques, soit insolites (bizarres)
La brève qui est un article très court qui rapporte une anecdote.
L’article qui développe un événement important sans jugement de la part du journaliste qui ne fait que rapporter des faits.
· LES ARTICLES « ARGUMENTATIFS »
L’article de fond est un texte long qui donne un point de vue sur un événement / problème important. Comme tout texte argumentatif il comporte des arguments, des exemples…
L’éditorial figure à la première page du journal (la « Une ») ou au début du magazine. Il exprime l’opinion de la rédaction (il est normalement écrit par le rédacteur en chef) sur un problème ou un événement d’actualité. Il révèle la plupart du temps l’orientation politique d’un journal.
Les critiques (ou chroniques) qui donnent le point de vue d’un spécialiste sur les nouveautés de l’édition (livres), du cinéma (films) ou du monde musical (disque).
Le courrier des lecteurs qui contient la plupart du temps des textes qui expriment l’opinion des lecteurs du journal à propos d’un article paru dans ce même journal.
· TYPES DE JOURNAUX / MAGAZINES
Les quotidiens
Souvent marqués politiquement, ils sont nationaux comme Libération, Le Monde, Le Figaro (…) ou Régionaux comme L’Est Républicain, Ouest France, Le Dauphiné Libéré (…)
Les Périodiques
Souvent spécialisés (Sciences, Pêche, Informatique …), il sont hebdomadaires, bimensuels, mensuels, bimestriels, trimestriels, semestriels…
· LA COMPOSITION D’UN ARTICLE DE PRESSE
Le titre est court et accroche l’œil du lecteur, phrase sans verbe (phrase nominale) ou jeu de mot pour être efficace
Le chapeau se trouve sous le titre et résume l’article
L’attaque est le début de l’article, elle s’efforce de retenir l’attention du lecteur pour l’inciter à continuer
La chute qui est la fin de l’article souvent constituée par un commentaire plus personnel du journaliste ou une touche d’humour
· LA REDACTION D’UN ARTICLE DE PRESSE
è S’il informe l’article se doit d’être le plus objectif possible : pas de jugement, juste des faits, rien que des faits !
è S’il expose une opinion alors il doit comporter les caractéristiques du texte argumentatif (voir fiche n°3)
è Un article de presse n’est pas un texte narratif et doit être quasi-exclusivement rédigé au présent et au passé composé
Fiche N° 5 : La poésie
· DEFINITION
Le texte poétique utilise un langage qui s'adresse moins à la raison qu'à l'imagination et la sensibilité.
Le texte poétique se caractérise par une mise en page (disposition particulière), une mise en images (figures de style) et/ou une mise en rythme.(des jeux sonores) mais pas forcément les trois en même temps !
Il existe des poèmes en vers (poèmes « classiques ») ou en prose (comme n’importe quel texte sauf qu’il comportera davantage de jeux sur les mots ou les sons…)
· LA MISE EN PAGE
Les vers, réguliers ou non, sont souvent regroupés en strophes dont l'organisation est définie par la place des rimes.
Ø Quelques vers à connaître :
L’hexasyllabe : 6 syllabes
L’octosyllabe : 8 syllabes
Le décasyllabe : 10 syllabes
L’alexandrin : 12 syllabes
Ø Trois types de rimes
Rimes suivies / plates (aabb) ou rimes croisées (abab) ou rimes embrassées (abba)
· LA MISE EN IMAGE
La poésie privilégie tous les moyens qui donnent à voir et à imaginer parce que :
- parce que le réel, la réalité, n’est pas toujours facile à cerner avec des mots,
- parce que parfois ce que l’on veut dire échappe au langage,
- parce que parfois l’émotion est trop forte alors le poète soit invente des mots (néologismes) soit a recours à des images poétiques pour donner à voir « autre chose ».
Entre autres images poétiques :
- la comparaison : elle est introduite par un mot-outil de comparaison ou un verbe de comparaison (« comme » mais aussi « tel » ou « ressemble à »…)
- la métaphore : c’est aussi une comparaison mais implicite, il faut deviner le lien entre les deux réalités comparées. (dans « Sur les flots dorés de tes cheveux », les cheveux sont implicitement comparés à des vagues ondulantes, on imagine leur mouvement, leur souplesse, leur brillance…)
- la personnification : c’est le fait d’attribuer à des objets, idées, animaux des caractéristiques humaines (comportement, pensées, sentiments…)
- l’oxymore : qui permet la nuance entre deux réalités opposées (« l’obscure clarté des étoiles »…)
· LA MISE EN RYTHME
La poésie privilégie tous les moyens permettant de réunir les mots en groupes réguliers ou irréguliers en vue de susciter un rythme évocateur :
Ø des séquences de longueur variable délimitées par des accents (voix plus forte) et des pauses (arrêts de la voix)
Ø des rejets, lorsque la phrase, unité de sens, ne coïncide pas avec le vers, unité de rythme, et déborde sur le suivant
Ø des rimes introduisant alors un effet de ponctuation sonore
Ø des mots répétés (anaphores) qui renforcent le rythme
Ø ·le retour d'un même son (allitération, s'il est consonne, assonance, s'il est voyelle) qui suscite une mise en relief et approche des termes voisins
Fiche N° 6 : Le théatre
è Tout texte théâtral a été écrit pour être lu et dit.
· LES PAROLES DES PERSONNAGES (A DIRE ET A LIRE)
Ø les répliques : des échanges de paroles
Ø la tirade : une longue réplique adressée à quelque un
Ø le monologue : la tirade d'un personnage seul sur scène
Ø le soliloque : tirade d'un personnage en présence d’autres personnages (au moins un)
Ø l'aparté : des paroles adressées en particulier au public (que les autres personnages sur scène ne sont pas sensés entendre, quelquefois des pensées secrètes d’un personnage
· LES DIDASCALIES DE L'AUTEUR (A LIRE)
Souvent en italiques dans le texte, ce sont des indications de l’auteur qui donnent au lecteur, au metteur en scène, aux comédiens, des informations sur le décor, les costumes, la distribution de la parole et les effets scéniques...
· SON ENONCIATION
Ø Le discours direct
La première et la deuxième personnes pour l'émetteur et le récepteur ; la troisième personne pour le référent,
Les temps verbaux du discours : le présent, le passé composé, l'imparfait, le futur...
Des marques de lieu et de temps qui renvoient à l'énonciation du message,
Ø La double énonciation théâtrale :
Les répliques ont toujours un double destinataire. Ex. :
Grâce à cette double énonciation, le public peut rire des quiproquos (l’amant planqué dans le placard tandis que le mari rentre dans la chambre…), des méprises, ou trembler pour un des héros car il peut arriver que ce public en sache plus que les personnages eux-mêmes sur ce qui se passe exactement
LEXIQUE DE LA POESIE
Alexandrin (un): Vers de douze pieds
Allitération (une) : Répétition d'une même consonne
Assonance (une) : Répétition d'une même voyelle
Ballade (une) : Poème à forme fixe formé de 3 strophes et d'un envoi
Césure (césure) : Pause centrale, brève interruption au milieu d'un vers
Contre-rejet (un) : Mot placé en fin de vers et amorçant une phrase qui se
développe dans le vers suivant
Décasyllabe (un) : Vers de 10 syllabes
Enjambement (un) : Pas de pause à la rime la phrase se poursuit d'un vers à
l'autre
Octosyllabe( un) : Vers de 8 pieds
Quatrain (un) : Strophe de 4 vers
Refrain (un) : Ensemble de vers qui se répètent pour rythmer le poème
Rejet (un) : Quand le sens et le rythme d'un vers déborde par le
report d'un ou deux mots sur le vers suivant
Rime (une) : Sonorité de la fin d'un vers reprise à la fin d'un autre
vers comme un écho. On distingue des rimes plates ou
suivies (AABB), croisées (ABAB), embrassées
(ABBA)
Sonnet(un) : Poème formé de 2 quatrains et de 2 tercets
Strophe(une) : Groupement de vers. La passage d'une strophe à l'autre
est marqué par un blanc
Tercet(un) : Strophe de 3 vers
LEXIQUE DE LA POESIE
Alexandrin (un): Vers de douze pieds
Allitération (une) : Répétition d'une même consonne
Assonance (une) : Répétition d'une même voyelle
Ballade (une) : Poème à forme fixe formé de 3 strophes et d'un envoi
Césure (césure) : Pause centrale, brève interruption au milieu d'un vers
Contre-rejet (un) : Mot placé en fin de vers et amorçant une phrase qui se
développe dans le vers suivant
Décasyllabe (un) : Vers de 10 syllabes
Enjambement (un) : Pas de pause à la rime la phrase se poursuit d'un vers à
l'autre
Octosyllabe( un) : Vers de 8 pieds
Quatrain (un) : Strophe de 4 vers
Refrain (un) : Ensemble de vers qui se répètent pour rythmer le poème
Rejet (un) : Quand le sens et le rythme d'un vers déborde par le
report d'un ou deux mots sur le vers suivant
Rime (une) : Sonorité de la fin d'un vers reprise à la fin d'un autre
vers comme un écho. . On distingue des rimes plates ou
suivies (AABB), croisées (ABAB), embrassées
ABBA)
Sonnet(un) : Poème formé de 2 quatrains et de 2 tercets
Strophe(une) : Groupement de vers. La passage d'une strophe à l'autre
est marqué par un blanc
Tercet(un) : Strophe de 3 vers
LEXIQUE DU THEATRE
Aparté (un) : Réplique prononcée à l'écart et à mi-voix par l'un
des personnages sans que les autres entendent. Seul
le public est complice
Burlesque : Comique excessif, presque invraisemblable
Chiasme (un) : Figure de style caractérisée par la présentation
croisée d'éléments semblables "un roi chantait en bas,
en haut mourait un dieu"
Classique : Qui concerne l'art, la littérature du XVII (sous le
règne de Louis XIV)
Comédie (une) : Pièce de théâtre ayant pour visée principale de faire
rire
Coup de théâtre (un) : Dans une pièce de théâtre élément inattendu qui
bouleverse la situation
Dénouement (un) : Partie finale d'une œuvre littéraire dans laquelle
l'action se termine.
Didactique : Qui enseigne, qui apprend.
Didascalie (une) : Indication en italique sur le décor, le comportement
ou la manière de parler des personnages
Dramatique : Grave, pénible, angoissant
Grotesque : Ridicule, bizarre
Mimique (une) : Geste ou expression du visage remplaçant ou
accompagnant le langage
Mise en scène (une) : Décors, costumes, éclairages, mouvements,
places…
Monologue (un) : Discours d'un personnage seul sur scène qui se parle
à lui-même
Nœud (un) : Ensemble des événements, des comportements des
personnages et de leur relations qui porte l'action à
son point culminant
Parodie (une) : Effet comique obtenu en imitant ou caricaturant un
thème sérieux
Prologue (un) : Dans le théâtre antique un personnage vient
présenter au public les personnages de la pièce et
l'histoire
Quiproquo (un) : Méprise sur un acte ou un personnage.
Réplique (une) : Parole prononcée par un personnage dans le cadre
dialogue.
Satire (une) : Critique soulignant les aspects ridicules d'une
personne ou d'une société
Scène d'exposition (une) : Début d'une pièce où sont révélés les
personnages, le lieu, l'intrigue…
Structure (une) : Organisation, composition, plan d'un texte.
Tirade (une) : Réplique longue tenue par un personnage
s'adressant à un autre présent sur scène.
Tragédie (une) : Pièce où des personnages de haut rang luttent en
vain contre un grand malheur ou une passion
douloureuse imposée par le destin.
Vaudeville (un) : Comédie légère divertissante, fertile en intrigues et rebondissements.
Vous trouverez ci-dessous les liens vers les cours présentés par les professeurs
Terminale Bac Pro – Fiches de révision histoire-géographie
Attention, ces fiches ont été rédigées pour achever votre préparation et vos révisions ; elles ne dispensent en aucun cas de revoir les traces écrites vues pendant le cycle de Bac Pro (1ère et Terminale). Utilisez-les pour vous remémorer les éléments importants la veille de l’examen. En ce qui concerne le programme de 1ère année Bac Pro, il me semble nécessaire de relire au moins une fois les cours d’histoire dans leur totalité, ainsi que ceux de géographie. Toutefois pour ces derniers il faudra surtout s’attacher à comprendre les notions, puisque le cadre d’étude (la France) n’est pas au programme du Bac Pro.
GEOGRAPHIE
I) Les grands ensembles du monde actuel
Depuis un demi-siècle, les progrès des transports (plus rapides et moins chers) et la baisse des tarifs douaniers (GATT puis OMC) ont donné naissance à la mondialisation économique. Les grands ensembles du monde actuel se caractérisent pas des rapports entre centres dominants et périphéries dominées, plus ou moins intégrées. Les centres d’impulsion qui concentrent puissance économique, commerciale, financière et scientifique, sont constitués par les 3 pôles de la triade (Amérique du Nord, UE, Japon). On trouve ensuite, par ordre d’intégration et de développement, les NPI d’Asie (dragons et tigres), les pays du Moyen-orient qui tirent leur richesse de la vente du pétrole, l’Amérique latine, partenaire privilégié des Etats-Unis, l’Europe de l’est en cours d’intégration à l’UE, la Russie en cours de reconversion après 80 ans d’économie dirigée et planifiée, les pays d’Asie centrale et enfin l’Afrique marginalisée et isolée.
La mondialisation se caractérise par les flux à l’échelle planétaire, non seulement les flux de marchandises, mais aussi les flux de population, de capitaux ou d’unités de production (usines délocalisées). La mondialisation donne aussi naissance à un monde de contrastes : inégalités de richesse (nord/sud), de croissance, de développement…
II) Les Etats-Unis
Les américains ont eu depuis leur indépendance (1776) à conquérir tout d’abord l’espace : conquête de l’ouest, création de villes et de réseaux de transports à l’échelle de ce territoire immense.
Aujourd’hui, la population se concentre surtout dans 3 pôles : Nord-est et région des grands lacs (foyer de l’immigration européenne), sud (Floride, Texas… = région attractive) et sud-ouest (façade pacifique). L’aspect essentiel de cette répartition est la métropolisation : les EU sont l’un des pays les plus urbanisés au monde (76,4%) et le réseau urbain est dense avec plus de 20 villes qui dépassent les 2 millions d’habitants. Les EU possèdent également la 1ère mégalopole, au nord-est (de Boston à Washington). Les espaces urbains sont fortement différenciés : CBD, quartiers pauvres (ghettos noirs ou hispaniques), banlieues pavillonnaires, espaces sécurisés pour habitants très aisés…
Depuis la 2nde guerre mondiale, les EU sont devenus la 1ère puissance économique mondiale, aujourd’hui concurrencée par l’UE et le Japon. Cette puissance repose sur :
- une agriculture très modernisée (1ère au monde avec 20% des exportations mondiales de produits agricoles) et capitaliste (groupes agro-industriels) qui n’emploi que 2,8% des actifs ;
- une industrie en pleine restructuration : les anciens foyers industriels (manufacturing belt au nord-est) sont en déclin (on parle de rust belt = ceinture de la rouille) à cause de la concurrence étrangère (NPI d’Asie) et des délocalisations, tandis que les nouvelles industries de haute-technologie se développent dans la sun belt au sud et sud-ouest. Les EU concentrent plus du tiers des dépenses mondiales de recherche-développement.
- Le secteur tertiaire est lui aussi dominant à l’échelle mondiale grâce aux multinationales, à la puissance du dollar, et au rayonnement du modèle américain dans le monde.
Enfin la puissance américaine s’exprime aussi au travers de l’armée et de son action diplomatique (ONU, OMC, FMI, G7). Depuis la chute de l’URSS, les EU sont la dernière superpuissance.
III) L’Europe
Géographiquement, l’Europe s’étend jusqu’aux massifs de l’Oural et du Caucase. L’espace est fortement humanisé et morcelé en diverses nations : l’identité de l’Europe reste plurielle (langues, religions…) mais partage des valeurs communes (droits de l’homme, démocratie). L’histoire récente est marquée par l’effondrement du bloc communiste à l’est, créant de nouveaux Etats mais aussi de nouvelles tensions et instabilités.
A l’échelle du continent, on peut distinguer un centre économique, constitué par la « banane bleue », croissant dynamique et très peuplé qui va de Londres à l’Italie du nord en passant par le Benelux, la Rhénanie en Allemagne et la Suisse. Les périphéries se distinguent par un niveau plus ou moins élevé d’intégration et de développement à ce cœur économique : 3 périphéries en voie d’intégration (Scandinavie, arc atlantique, arc méditerranéen), Europe centrale et orientale encore mal intégrée.
Affaiblis par la seconde guerre mondiale, les pays européens ont tenté de développer une politique de coopération et d’intégration économique qui les a conduit à devenir l’un des trois pôles de la triade. En 1957, la CEE organise une zone de libre-échange entre 6 pays (élargissements en 1973, 80, 86 et 95). La croissance forte des trente glorieuses a permis le succès de cette entreprise. Le traité de Maastricht, signé en 91 et ratifié en 93, instaure l’union politique au sein de l’UE. Aujourd’hui, l’UE doit relever le défi de l’intégration des pays d’Europe centrale et orientale. Elle est également présente dans le monde avec des relations fortes avec les pays en voie de développement (zone ACP, Afrique, Caraïbes, Pacifique).
IV) L’Asie
Le continent asiatique rassemble aujourd’hui plus de 60% de la population mondiale. Aujourd’hui, les nations asiatiques connaissent un net recul de la fécondité mais le ralentissement de la croissance démographique reste inégal et ne se fait qu’au prix de politiques contraignantes (politique de l’enfant unique en Chine). Les villes croissent très rapidement et en particulier les grandes métropoles qui voient de développer de vastes bidonvilles.
Les milieux asiatiques sont particulièrement favorables à l’agriculture et en particulier à la riziculture grâce aux moussons, vents porteurs de beaucoup d’humidité. Mais l’agriculture doit relever le défi de la modernisation car sa situation alimentaire demeure fragile.
- Le Japon. Il est l’un des trois pôles de la triade et sert de modèle de développement aux pays de la région. Territoire exigu, morcelé en archipel, aux terres incultes, menacé par les séismes et le volcanisme, sans ressources naturelles importantes, le succès du japon est paradoxal. Il a su aménager en profondeur son espace pour bâtir une des économies les plus performantes au monde en s’appuyant sur une population nombreuse (surtout concentrée dans la mégalopole de Tokyo à Fukuoka) et un état centralisé et interventionniste. Aujourd’hui, le Japon structure le développement économique de l’Asie orientale par ses échanges commerciaux, ses investissements et par son tourisme en augmentation.
- Les pays émergeants de l’Asie orientale. L’émergence de nouveaux pays industrialisés en Asie du sud-est a contribué à déplacer le centre économique mondial de l’Atlantique vers l’Aire Pacifique. A partir du modèle japonais (main d’œuvre importante, aménagement des espaces, notamment portuaires, ouverture au marché mondial, priorité aux exportations, accueil de capitaux étrangers et d’unités de production), les 4 dragons tout d’abord (Corée du sud, Taiwan, Singapour et Hong-Kong) puis les tigres (Philippines, Indonésie, Thaïlande, Malaisie…) s’industrialisent et se développent.
- L’ouverture. Des pays de cette zone, au régime communiste, ouvrent leur façade maritime au marché mondial. C’est le cas du Vietnam et surtout de la Chine qui présente une croissance très élevée (environ 8% par an) et un marché d’un milliard de consommateurs.
Toutefois aujourd’hui, de récentes turbulences boursières (crise boursière en 1997) ralentissent considérablement la croissance (sauf en Chine).
V) L’Afrique
Contrairement aux idées reçues, le continent africain est peu peuplé : 739 millions d’habitants soit 12,8% de la population mondiale. Cependant, sa croissance démographique est très forte (2,6% en moyenne). Cette population est très inégalement répartie (fortes densités sur les littoraux, notamment méditerranéens et golfe de Guinée) et ce déséquilibre va en s’accentuant du fait d’exode rural et de migrations interétatiques. Cela a aussi pour effet une urbanisation incontrôlée et explosive (bidonvilles, engorgement, pollution, insécurité…)
Au niveau économique, il faut différencier l’Afrique du nord (pays du Maghreb) et l’Afrique du sud, plus avancés, de l’Afrique subsaharienne économiquement « en panne » et qui concentre quasiment tous les PMA (pays les moins avancés). L’Afrique ne représente que 3% des échanges internationaux. Ce retard est lié aux dépendances multiples qui ralentissent le développement : poids du passé colonial, échange inégal (principales exportations, les matières premières destinées à l’industrie des pays du nord = produits peu chers), retards technologique, sous-alimentation, retard dans la transition démographique, épidémies, instabilité politique (guerres civiles, conflits…), endettement colossal…
Quelques signes positifs apparaissent cependant : la croissance économique dépasse celle de la population et quelques exemples isolés comme l’Afrique du sud pourraient servir de référence.
Ces fiches sont des résumés, elles ne dispensent pas de réviser les cours dans leur intégralité. Songez avant l’examen à vous détendre, à sortir, pour éviter le stress, la saturation mentale et la fatigue le jour des épreuves… Bon courage !
Olivier Salvietti
Terminale Bac Pro – Fiches de révision histoire-géographie - Notions
GEOGRAPHIE
Mondialisation : Tendance actuelle de l’économie mondiale à l’interdépendance. Elle est née de la très forte baisse des tarifs douaniers et de la révolution des transports et des moyens de communication (voir cours de 1ère année bac pro). Elle se traduit par le libre-échange.
Nord/Sud : Classification non géographique des pays selon leur richesse et leur développement : les pays du Nord sont les pays développés et les pays du Sud en voie de développement.
Flux : Déplacement de marchandises, de populations, de capitaux ou d’informations.
Interdépendance : L’économie mondiale fonctionne aujourd’hui sous forme de marché à l’échelle planétaire à chaque économie est dépendante des autres.
Mégalopole : Tissu urbain continu englobant plusieurs métropoles.
Métropole : Grand centre urbain.
Métropolisation : organisation des activités d’un pays autour d’agglomération de plus de 2 millions d’habitants.
Littoralisation : organisation des activités le long des littoraux.
Technopole : Grand centre urbain disposant d’un fort potentiel d’enseignement et de recherche favorables aux développement d’industries de pointe (exemple : Nice)
Technopôle : Site spécialement aménagé pour accueillir les entreprises de haute-technologie (exemple : Sophia-Antipolis près de Nice).
Délocalisation : Déplacement des unités de production (usines) dans un autre pays où la main d’œuvre est moins chère (les sièges des entreprises restent dans les pays développés !).
Décentralisation : Déplacement d’activités à l’intérieur d’un pays, d’un centre vers une périphérie.
Reconversion : Changement à l’échelle d’une région, d’activité principale.
Centre/périphérie : Rapport déséquilibré entre un centre dominant et des périphéries dominées (exemple : Etats-Unis et Amérique latine).
Tertiarisation : Progression des activités tertiaires dans un pays.
Sun belt : Aux EU surtout, nom donné aux régions du sud attractives du fait de leur cadre de vie.
NPI : Nouveaux Pays Industrialisés, à l’origine, le terme désigne les 4 dragons asiatiques.
Pays atelier : Expression désignant un certain nombre de pays asiatiques spécialisés dans la production et l’exportation de biens de consommation courants (textile, jouets, électronique…). Grâce au faible coût de la main d’œuvre, ces pays sont le cadre principal des délocalisations.
Aire Pacifique : Ensemble des pays bordant l’océan pacifique (Asie, Océanie et Amérique) et dont la croissance a permis de faire basculer le cœur économique mondial (les échanges transpacifiques sont devenus plus importants que les échanges transatlantiques depuis 1989).
Dépendance : Expression qui sert à caractériser les relations entre PVD et pays industrialisés dans des domaines divers (alimentaire, technologie, commerce, finances…)
Marginalisation : isolement, région non-intégrée au commerce mondial.
PMA : Pays les Moins Avancés, terme créé par l’ONU dans les années 60 sur trois critères : un PIB très faible, une production industrielle qui ne représente que 10% du PIB total et un taux d’alphabétisation inférieur à 20%.
Transition démographique : Passage d’un équilibre haut entre natalité et fécondité à un équilibre bas, en passant par une phase de fort accroissement naturel.
PIB : Ensemble des richesses produites en un an à l’intérieur des frontières d’un Etat.
PNB : Ensemble des richesses produites en un an par les entreprises d’un Etat, qu’elles se trouvent sur son territoire ou à l’étranger.
Olivier Salvietti
L’AFRIQUE, CONTINENT MARGINALISE ET DEPENDANT.
La plupart des pays du monde ont connu depuis 1945, une expansion économique importante. Ce fut d’abord le cas des PDEM qui se relevèrent rapidement de la guerre, puis des NPI qui «décollèrent » dans les années 1970/1980. Dans l’ensemble, donc,la planète se développe et s’enrichit. Seule l’Afrique reste à l’écart des ces mouvements économiques et demeure un continent pauvre qui semble concentrer sur lui tous les handicaps.
Il suffit de consulter la carte de l’IDH ( voir fichier IDH ci-joint) pour constater que l’Afrique subsaharienne regroupe l’essentiel des pays dont l’indice est inférieur à 0,5. Cela signifie que le revenu des habitants est faible, que l’éducation n’y est pas assurée et que l’espérance de vie est limitée. Seuls échappent à cette misère, l’Afrique Blanche grâce à son pétrole et ses relations avec l’Europe et l’Afrique du Sud, liée au monde anglo-saxon.
Plus grave, le PIB global décroît alors que la population augmente. L’Afrique s’appauvrit d’année en année et ne maîtrise pas sa démographie. Dans le même mouvement, les exportations et les investissements étrangers s’effondrent et cela ferme les perspectives de développement.
Ce non-développement est-il pourtant inéluctable? Si les États africains réclament « une règle plus souple des accords qui régissent le commerce mondial », c’est que celles-ci ont été établies par les pays du G8 et qu’elles profitent essentiellement aux pays riches. Par exemple, des protections douanières, des subventions attribués aux agriculteurs occidentaux et des règles sanitaires protectionnistes rendent quasiment impossible les exportations africaines vers les PDEM et donc limitent l’entrée de capitaux qui auraient pu aider au développement. La perte est estimée à 2,5 milliards de dollars par ans.
Il faudrait pour sortir ce continent de l’ornière un véritable Plan Marshall et des prêts considérables qui permettraient d’investir dans la santé, l’éducation, l’agriculture et la distribution de l’eau. Mais les pays occidentaux, seuls créanciers possibles, exigent comme condition préalable, l’établissement d’une démocratie pérenne qui respecterait élections libres et droits de l’homme. C’est donc un problème insoluble : le sous-développement engendre l’instabilité et l’insécurité et ces troubles repoussent tout investissement étrange.
L’issue paraît donc incertaine. « L’Afrique Noire est mal partie » disait l’humaniste René Dumont dans les années 1970, au lendemain des indépendances. La situation s’aggrave d’année en année et pourtant le sort de ce continent est lié au nôtre. Comment concevoir en effet, un océan de misère à nos portes ? C’est se couper de populations jeunes, de marchés prometteurs et surtout préparer la voie à une immigration massive et incontrôlable vers notre vieux contient.
L'AGRICULTURE DANS LES PAYS DU TIERS-MONDE
Les pays du Tiers-Monde occupent la ceinture équatoriale du globe; ils seront donc tous soumis à un climat chaud et à des conditions climatiques difficiles (érosion forte, pluies naturellement acides). Le facteur qui différenciera leur agriculture sera donc celui des précipitations qui les séparera entre pays secs ou humides et celui de la démographie qui déterminera la place de l'agriculture vivrière dans leur économie.
L'EXEMPLE DE L'ALGERIE: UN PAYS SEC ET UNE DEMOGRAPHIE GALOPANTE.
L'Algérie cumule les handicaps en matière d'agriculture:
- l'hydrographie est déficiente, à peine 350 mm de pluie dans la partie la mieux arrosée (10% de la surface globale). Le reste étant désertique.
- un sol montagneux ne laissant de bons terrains que dans les quelques plaines côtières
- une démographie galopante qui absorbe tout effort et accroît les besoins en eau domestique et en terrain urbanisable.
- une politique agricole inspirée du socialisme qui n'a donné que de maigres résultats.
Tous les efforts de rationalisation ou d'intensification des productions se heurtent à ces handicaps. L'agriculture algérienne ne couvre que la moitié des besoins de la population. Il faut importer le reste, ce qui oblige à une importante sortie de devise et compromet par là même le développement.
L'EXEMPLE INDIEN: UN PAYS DE MOUSSONS EGALEMENT SURPEUPLE.
On représente souvent l'Inde comme un pays famélique pourtant ce pays surpeuplé est parvenu à 80% à l'autosubsistance. Cela s'explique en premier lieu par un climat favorable dans les deux tiers est et nord du pays, bien arrosés par les moussons et une utilisation intensive des terres qui n'a aucun égal dans le monde, Chine mise à part. Les terres sont drainées, irriguées, travaillées par une masse rurale considérable. L'agriculture est essentiellement vivrière: blé, riz, légumes.
Toutefois la pression démographique est telle que l'Inde ne jouira pas longtemps de cet atout. Déjà, il faut importer du riz et du blé et la place laissée aux cultures industrielles (coton, chanvre) est menacée.
L'EXEMPLE IVOIRIEN: UN PAYS TROPICAL HUMIDE A POPULATION FAIBLE.
Il peut passer à priori pour le plus encourageant. Les conditions climatiques sont très favorables, les précipitations abondantes surtout au sud, les sols plats et fertiles. Le pays était du reste le prolongement de la forêt africaine.
Après l'indépendance, le gouvernement a misé pour développer le pays sur l'agriculture d'exportation sans pour autant négliger les cultures vivrières. Les petits paysans ont accru les productions de cacao, de café, de coton et de bananes à tel point que ce petit pays occupe la première place au monde pour le cacao (le tiers de production mondiale) et la troisième pour le café.
Il s'en est suivi une réelle prospérité et la Côte d'Ivoire, un temps, s'est présentée comme un exemple de développement. Mais les cours mondiaux n'ont pas tenu devant une telle production. Les prix, fixés à Londres par de vieilles compagnies, se sont effondrés à la fin des années 80. La Côte d'Ivoire s'est alors aperçu que son économie dépendait d'un marché qu'elle contrôlait pas. Le réveil a été douloureux. Baisse de la production, chute des exportations et troubles sociaux graves.
Le redressement amorcé dans le début des années 90 semblait toutefois porter ses fruits et devait donc à terme permettre le développement du pays mais les troubles politiques actuels et la partition de facto du pays compromettent tout effort.
L’AIDE AUX PAYS DU TIERS-MONDE
De nombreux pays du sud bénéficient de l’aide des pays du nord. Cette aide, à court terme est très bénéfique: elle permet de résoudre les crises les plus graves, de traiter les problèmes les plus urgents. Mais à plus longue échéance, elle crée des désordres importants et finalement, gène le développement des pays du Tiers-Monde.
Mais cette aide a rendu certains pays pleinement dépendants : le PNB du Mozambique, par exemple, est constitué pour 77.4% des dons de l’étranger. D’autres pays dépendent pour le tiers de leur revenus des mêmes subsides, il s’agit essentiellement de pays africains. A ce niveau d’intervention, il est difficile de parler encore d’indépendance. Le Mozambique ne peut ainsi entreprendre aucune politique économique sans rendre des comptes aux puissances donatrices.
De plus l’aide n’est pas adaptée aux pays bénéficiaires. D’abord, il y a un effet de retour considérable : une partie des fonds versés sert à édifier de super-projets confiés la plupart du temps à des entreprises occidentales. Ces entreprises sont rétribuées grâce à l’aide internationale. L’argent revient donc indirectement aux donateurs.
En second lieu, on s’aperçoit que bien souvent, ces mêmes fonds servent pour l’essentiel à alimenter des crédits de fonctionnement et non ceux destinés à l’investissement. Or ces pays neufs, ont besoin d’investir. Pour eux, c’est le seul moyen de progresser.
Alors comment faire ? Il existe quelques pistes. Pour J.B. Gabas, il faut que l’aide soit « connectée à l’économie des pays » concernés et surtout qu’elle soit immédiatement bénéfique. Il prône la multiplication de projets peu spectaculaires mais efficaces : établissement de réseaux d’irrigation, construction de routes, d’hôpitaux... une aide aux populations plutôt qu’aux états.
Ce serait rompre avec l’usage actuel qui favorise les « grands » : états et entreprises et ignore trop souvent les populations et surtout ce serait avoir , toujours selon Gabas un nouveau regard, un regard, non plus tourné de « l’extérieur vers l’extérieur » mais au contraire un regard exclusivement tourné vers l’intérieur des pays.
L’EUROPE
L’idée essentielle
L’Union européenne constitue une puissance économique de premier plan dans le monde. La création d’une monnaie commune, l’Euro, va renforcer ce poids. L’UE peut concurrencer les États-Unis et le Japon
Quelques chiffres
Population : 370 millions d’habitants.
PIB : 1er PIB mondial, devant les États-Unis si l’on additionne les PIB de chaque pays membre.
1er rang mondial pour l’automobile, de nombreux produits agricoles (lait, viande), l’acier.
Taux de chômage : 11 %.
L’Union européenne (UE) constitue l’un des trois pôles de la Triade. Elle joue donc un rôle puissant dans l’organisation politiBreal/Images/SQHGBrevet/nce économique mondiale
1 - LA PUISSANCE DE L'UE
A. La puissance économique
La puissance de l’UE tient à plusieurs causes.
· C’est un ensemble de pays développés depuis longtemps, tout d’abord grâce à l’agriculture (sols variés, climat tempéré), puis à l’industrie.
· Son système économique repose sur le capitalisme.
· L’UE dispose par ailleurs d’une population nombreuse (370 millions d’habitants), bien éduquée et qualifiée et jouissant d’un niveau de vie élevé.
· Enfin, l’Europe a su mettre en valeur ses atouts naturels pour se développer : rôle des matières premières dans le développement industriel au xixe siècle (charbon, minerai de fer…), importance des moyens de communication (nombreux fleuves traversant plusieurs pays, comme le Rhin), ouverture sur plusieurs mers (Méditerranée, océan Atlantique…).
– Grâce à ces multiples atouts, l’UE est un ensemble riche. Son PIB est le 1er mondial, si l’on additionne les performances de chaque pays. À ce titre, elle joue un rôle de premier plan dans la Triade.
B. La puissance de l’UE
Elle se manifeste dans de nombreux domaines.
– C’est tout d’abord une grande puissance agricole, qui produit et exporte des céréales, de la viande, du lait… Cette réussite agricole a été acquise grâce à la PAC (politique agricole commune).
– Sur le plan industriel, l’UE s’affirme également à l’échelle mondiale : l’Europe produit des automobiles (firmes allemandes comme BMW, Volkswagen…), de l’acier, des produits chimiques (BASF, Rhône-Poulenc), des biens d’équipement (TGV, Airbus) et de consommation. Certains produits phares de l’industrie européenne, comme l’Airbus ou la fusée Ariane, sont le résultat d’une collaboration entre plusieurs pays.
– Enfin, l’UE fonde sa puissance sur ses services présents dans le monde entier : banques (Crédit Agricole), assurances (AXA), compagnies aériennes (Air France, British Airways), commerce de luxe (France, Italie)…
C. Une grande puissance commerciale
– L’Union européenne représente plus de 20% du commerce mondial total. C’est le 1er pôle commercial du monde pour les échanges de marchandises et de services. Elle pèse donc d’un poids très lourd dans l’économie mondiale.
– Les flux à l’intérieur même de l’UE sont également très intenses et très importants : les pays de l’UE sont ceux du monde qui ont le plus de liens commerciaux entre eux. On parle alors de forte intégration économique.
– Les Européens sont très nombreux (370 millions) et grâce à leur niveau de vie élevé, ils consomment beaucoup. Ce marché de consommation, le premier du monde aujourd’hui, stimule l’industrie européenne en lui assurant des débouchés.
D. Un rayonnement mondial
– L’Europe rayonne dans le monde entier grâce à son influence culturelle : les langues européennes sont parlées sur tous les continents : espagnol en Amérique latine, anglais en Inde, français en Afrique… L’Europe constitue aussi un espace touristique très attractif aux yeux du monde entier : variété des paysages (montagnes, plages), richesse du patrimoine historique (Paris, Londres, Amsterdam, Rome…), nombreux lieux de pèlerinages (Vatican…).
– L’UE exerce également une influence politique et militaire. Toutefois, celle-ci n’est pas l’expression d’une politique commune (il n’existe pas d’armée européenne), mais la simple conséquence des actions individuelles de chaque pays membre. Ainsi, la France dispose de petits territoires dispersés dans le monde entier (DOM-TOM) et de bases militaires, de même que le Royaume-Uni. De plus, plusieurs pays européens entretiennent des liens politiques, économiques et culturels étroits avec leurs anciennes colonies (Afrique pour la France et la Grande-Bretagne, Amérique latine pour l’Espagne).
– Au niveau international, l’Europe est présente par ses États dans les grandes institutions qui dirigent le monde : le G7 (groupe des 7 pays les plus industrialisés du monde), l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce), l’ONU…
– L’UE dispense une aide très importante aux pays en voie de développement, ce qui lui permet de tisser des liens avec ces pays.
– L’UE est une terre d’immigration, qui attire beaucoup de personnes originaires des pays pauvres. Cette attraction très forte témoigne du rayonnement qu’exerce l’UE, pôle de prospérité dans le monde (espoir de trouver du travail, de gagner de l’argent).
– L’UE accueille dans ses universités (comme Oxford, Cambridge) des étudiants du monde entier. Cela contribue à diffuser ses langues, ses valeurs et à renforcer sa puissance.
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2. UNE PUISSANCE QUI COMPORTE DES LIMITES
A. Les limites de la puissance économique
– La principale faiblesse de l’Europe réside dans son manque d’unité.
· L’UE constitue un ensemble de pays aux intérêts parfois contradictoires : ainsi, il arrive fréquemment que des entreprises françaises, allemandes et anglaises soient en concurrence entre elles à l’étranger (en Chine par exemple).
· L’Europe doit faire face à la concurrence économique très vive des États-Unis, du Japon, et de certains pays du tiers monde, les pays émergents comme la Corée du Sud ou le Brésil. Pour y résister, il lui faut renforcer son unité.
L’UE est confrontée à un chômage important, avec un taux de 11 % en moyenne (jusqu'à 20 % en Espagne). Le chômage est à l’origine de nombreux autres problèmes : l’exclusion, la montée de la pauvreté…
B. Des différences importantes à l’intérieur de l’UE
– L’Europe fonctionne à plusieurs vitesses. Quatre pays (France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie) représentent plus de 70 % de la population et plus des 3/4 du PIB de l’UE. En particulier, l’Allemagne réunifiée joue un rôle moteur dans l’UE en raison de son poids économique prépondérant (plus de 80 millions d’habitants, 1re puissance économique et 3e mondiale).
– L’Europe est constituée de pays aux niveaux de vie très différents : les inégalités sont fortes entre les pays riches d’Europe du Nord (Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne…) et ceux d’Europe du Sud (Portugal, Grèce), à l’économie plus traditionnelle (forte place de l’agriculture), moins développée. Ces inégalités vont s’accentuer avec l’entrée des anciens pays de l’Est dans l’UE, car ils sont beaucoup plus pauvres.
– Enfin, il existe de fortes inégalités de développement entre les régions d’Europe. Les régions les plus défavorisées (montagnes, régions rurales méditerranéennes, régions du grand Nord en Scandinavie…) bénéficient d’aides de l’UE pour combler leur retard et se développer (construction de routes…).
L’EUROPE REPRESENTE DONC UNE PUISSANCE CERTAINE, MAIS QUI DOIT ENCORE SURMONTER DE NOMBREUX PROBLEMES. L’UNION EST-ELLE UN MOYEN D’Y PARVENIR ?
LA MONDIALISATION, NOUVELLE ORGANISATION DU MONDE
FLUX ET RESEAUX. MULTINATIONALES. DISPARITES MONDIALES
La mondialisation est un phénomène récent, elle a débuté sous son aspect actuel avec la fin de la seconde guerre mondiale. Elle constitue à abolir les frontières nationales et à mettre en confrontation directe toutes les économies du monde, celles-ci devenant interdépendantes et composant un ensemble global qu'on appelle le système monde
Mais ces interdépendances sont conduites par les États les plus puissants. Promesse de développement, la mondialisation peut générer de graves crises ou ignorer certaines zones du globe, comme les Pays les Moins Avancés
Quels sont les grands flux et réseaux de la mondialisation? Les divers espaces et acteurs de la mondialisation? Ce phénomène est-il facteur d'unification ou de fragmentation?
1° FLUX ET RESEAUX DE LA MONDIALISATION:
A. LA CROISSANCE DES ÉCHANGES
L:interdépendance de l'économie mondiale se traduit par une mondialisation des échanges (matières premières, produits alimentaires et manufacturés technologies, services, capitaux, main d' œuvre ... ). Le volume des échanges a été multiplié par 25 depuis les années 50. Il atteint près de 25 % du PIB mondial.
L'évolution des échanges: elle a été très marquée ces trente dernières années :
Les produits manufacturés ont remplacé les échanges de matières premières et de source d'énergie, et représentent 75 % du commerce des biens. On assiste à la montée de nouveaux producteurs : les Pays Nouvellement Industrialisés.
Les échanges de services progressent et représentent 21 % des transactions mondiales. Ces derniers sont surtout assurés par les PDEM ( Pays développés à économie de marché)
La mobilité des hommes ne cesse de progresser: les flux Sud-Nord dominent. C'est l'immigration sud/nord qui concerne des millions d'hommes et de femmes.
Les acteurs de la mondialisation: des intérêts parfois contradictoires ; Ce sont ces intérêts contradictoires qui font de la mondialisation une source de conflit économique et politique.
B. LE RÔLE MOTEUR DES MULTINATIONALES:
Ces firmes sont plus de 60 000 dans le monde. Les 100 plus grandes, qui emploient plus de 6 millions de salariés dans le monde, ont leur siège social en Amérique du Nord, en Europe ou au Japon.
Elles représentent 25 % des activités économiques mondiales. Elles adoptent des stratégies industrielles planétaires
Elles sont à l'origine d'une nouvelle division du travail qui aboutit à ce que les activités de main d' œuvre soient délocalisées dans les pays du Sud les pays industrialisés du Nord gardant les activités de recherche à haute valeur ajoutée.
.C. LA REVOLUTION DES TRANSPORTS:
La fin du XXème siècle a été marquée par la chute des coûts du transports aériens et maritime. Les trois quarts du commerce mondial se font par voie maritime : navires géants et automatisés (conteneurs).
Les flux aériens concernent presque tous les lieux de la planète, même s'ils se concentrent sur quelques lignes majeures.
D. L'EXPLOSION DES TËLÊCOMMUNICATIONS
La révolution des technologies de l'information (satellites, Internet, téléphones cellulaires) a permis de faire baisser les coûts des transmissions, et l'information tient dorénavant une place primordiale dans le processus de production, sa rapidité est devenue un facteur déterminant pour les marchés financiers et les multinationales
II° LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES
Créées souvent à la fin de la Seconde Guerre mondiale à l'initiative des États-Unis, afin de lutter contre l'expansion du communisme (Fonds monétaire international et Banque mondiale), elles conditionnent leurs aides financières à la mise en œuvre de politiques libérales. EUes peuvent imposer des décisions à l'ensemble des pays de la planète
.
LE RÔLE DES ÉTATS:
Les États n'ont jamais été aussi nombreux (193 États dans le monde). Leur rôle économique a évolué: ils conservent un rôle de régulateur économique et social pour les Etats les plus puissants.
LES ACTEURS TRANSNATIONAUX:
Les OIG (Organisations internationales), tels l'ONU et les organismes annexes (Unicef, OMS, etc.) ou l'OMC, constituent les lieux de confrontation des États dans différents domaines (politiques, économique, santé ... ).
Les ONG (Organisations non gouvernementales) se sont multipliées depuis les années 60. Leurs domaines d'intervention sont très divers (droits de l'Homme, environnement, développement, écologie, santé, éducation ... ). Amnesty International, Médecins Sans Frontières ou Greenpeace sont des interlocuteurs à l'échelle mondiale.
La mondialisation concerne aussi les activités illégales (drogues, armes, diamants, main d'œuvre). C’est une économie souterraine dont l’importance est considérable mais qui ne peur être évaluée.
III° UN MONDE POLARISE ET FRAGMENTE :
A. LA TRIADE: À l'origine de la plupart des flux mondiaux, elle est formée des trois pôles dominants de l'économie mondiale: Amérique du Nord, DE et Japon. Avec 20 % de la population, ils concentrent l'essentiel des richesses, contrôlent 81 % du pmE mondial, 80 % des IDE, disposent des centres de commandement, conçoivent des innovations majeures
B. LES GRANDES MÉTROPOLES: New York, Tokyo, Londres, Paris... concentrent marchés boursiers, banques d'affaires et sièges sociaux. Elles sont des capitales politiques et/ou économiques et/ou financières, des .lieux de recherche scientifiques et technologiques, des centres de flux
C. L'INÉGALITÉ DES SITIJATIONS ÉTATIQUES: Les inégalités semblent s'accroître entre les États et au sein des États. On constate une fracture entre pays du Nord (développés) et pays du Sud (en voie de développement). Les richesses sont inégalement réparties: le PNB des pays développés représente 80 % du PNB mondial
D. UN DÉVELOPPEMENT INÉGAL: La croissance économique est nécessaire au développement, mais ce n'est pas une condition suffisante. On peut mesurer le développement grâce à l'IDH (indice de développement humain) ou à l'IPH (indice de pauvreté humaine).
E. L'HÉTÉROGÉNÉITÉ DES GRANDES ZONES
Il existe des disparités à l'intérieur même de ces deux ensembles.
. Le Nord comprend la Triade, les pays développés qui sont des relais de leur puissance, tels que l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, les NP!, c'est à-dire les quatre dragons: Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong-Kong. De réelles différences existent dans ce Nord, mais le clivage essentiel reste la fracture sociale interne.
. Le Sud est aussi très hétérogène: les pays émergents au développement rapide (Inde, Brésil, Chine et Mexique), les pays intermédiaires (pays du Maghreb, Iran ... ), les pays exportateurs de pétrole (Arabie Saoudite, Koweït, Venezuela ... ) et les pays les moins avancés (Afrique subsaharienne).
. Le monde ne peut plus se lire en grandes aires homogènes (Nord et Sud). /1 s'organise autour de réseaux (de flux matériels et immatériels) et autour desquels s'étendent des espaces plus ou moins intégrés, les périphéries.
Conclusion
Le processus de mondialisation peut intégrer comme il peut exclure. En effet, même les lieux les plus reculés des centres de l'économie mondiale sont intégrés, grâce à la révolution des transports et de l'information. La domination des pays développés s'accompagne de la marginalisation d'environ la moitié de la planète et d'une nouvelle pauvreté dans les pays riches.
L’ASIE DE L’EST ET DU SUD-EST DANS L’ESPACE ECONOMIQUE MONDIAL
I° LA PLACE DE L'ASIE DANS LE MONDE
· Poids de l’Asie face au monde : Elle représente plus de la moitié de l'humanité, près d'un tiers de la richesse, le quart du commerce mondial. C’est l’un des pôles de la TRIADE.
· Poids de chacune des parties : le poids démographique de la Chine est écrasant, celui du Japon s’exerce en matière économique et commerciale,
Cinq pays d'Asie du Sud-Est émergent et sont appeler à devenir du futures puissances économiques:
- Chine
- Corée du sud
- Taiwan
- Singapour
- Hong-Kong (aujourd’hui rattaché à la Chine)
DOCUMENT N°1 : LA PART DE L'ASIE DANS L'ECONOMIE MONDIALE (EN POURCENTAGE).
Asie entière Japon Chine Asie du Sud Est (1)
Part de la population mondiale 56 2,2 21,3 6,9
Part dans le PIB mondial 28,9 15,5 2,4 3,6
Part dans le commerce mondial des marchandises: · Exportations · Importations 25,625 86,6 32,6 6,47
Part dans le commerce mondial des services : · Exportations · Importations 22,727,9 5,310,2 1,72,1 67,3
Part des investissements étrangers directs: · Entrées · Sorties 20,219,3 0,610,4 5,20,6 4,41
Part de la capitalisation boursière (fin 1996) 25,8 15,9 - 3,6
(1) Indonésie, Corée du Sud, Malaisie, Philippines, Thaïlande.
D'après Dossiers et documents du Monde, Mai 1998. Sources : BRI, FIBV, CNUCED, BANQUE MONDIALE, OMC
DOCUMENT N°2 : LE DEVELOPPEMENT EN ASIE DE L'EST ET DU SUD-EST (TEXTE).
« La Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong-Kong sont les premiers pays du Sud à montrer que la sortie du sous-développement est possible. Leurs dirigeants ont su adopter des stratégies efficaces : formation de la maind'oeuvre, construction d'infra-structures, politique de crédit favorable aux secteurs performants, insertion dans le commerce mondial.
Le faible niveau des salaires rapporté à la qualification de la main d'oeuvre a permis aux NPI de se positionner en concurrents des pays du Nord. En 1975, le salaire moyen d'un ouvrier du textile coréen ne représentait que 8% de celui de son homologue français. Hong-Kong et Taïwan se sont d(abord spécialisés dans le textile, tout comme la Corée du Sud, quiy a ajouté des industries plus lourdes (chimie, industrie mécanique). Pour Singapour, ce sont le pétrole et ses produits dérivés qui ont joué un rôle moteur, ainsi que les services, notamment la finance. [...]
D'autres pays d'Asie se sont lancés dans la même stratégie - Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Chine continentale- et sont venus concurrencer les NPI de la "première génération". Ces derniers, grâce au capital matériel et humain accumulé, sont parvenus à diversifier leurs activités vers des productions plus sophistiquées, en particulier dans les technologies de l'information et de la communication. Désormais, on ne délocalise plus vers mais à partir de ces pays, par exemple vers, les régions côtières de la Chine. »
Christian Chavagneux, Alternatives économiques, les chiffres de l'économie,
Hors-Série n°50- 4ème trimestre 2001.
Les étapes du développement de l'Asie de l'Est et du Sud-Est peuvent s’identifier en 3 étapes et 3 zones :
· Les tigres : Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Chine (aujourd'hui)
· Les dragons : Corée du Sud, Taïwan, Singapour, HongKong (1975)
· Le modèle : Japon (1950)
Il se réalise selon un processus de développement identique, quelque soit la zone ou la période :
PREMIERE ETAPE, le décollage :utilisation d’une main d’œuvre abondante et servile, faible niveau des salaires, insertion dans le commerce mondial par des produits de faible qualité, aide de l’Etat et des banques. Absorption de la technologie occidentale par copie ou licence.
DEUXIEME ETAPE, la diversification : même stratégie mais formation de main-d'œuvre, concurrence avec les premiers NPI et diversification vers des produits de meilleurs qualités , dans les secteurs performants. Transfert de technologie avec les PDEM.
LA TROISIEME ETAPE, celle de développement est représentée par le seul Japon. Elle consiste en l’alignement du pays sur les PDEM, système libéral, recherche et fort taux d’éducation, développement des services et des produits à forte valeur ajoutée.
Dans tous les cas, il faut noter le rôle moteur des États qui organisent le développement, celui de la recherche et enfin des services financiers.
LE JAPON ET LA FAÇADE ASIATIQUE,
Petit pays détruit en 1945, le Japon a connu un redressement rapide (jusqu’à devenir la 2e puissance économique mondiale). Ce modèle est aujourd’hui en crise.
CHAPITRE 1 : NOTIONS ESSENTIELLES
1° QUELQUES CHIFFRES
Population : 126 millions d’habitants.
Densité : 330 hab./km2 en moyenne, mais 1 000 hab./km2 sur la superficie réellement occupée du territoire.
1er rang mondial : automobile, construction navale, sidérurgie.
2° DEFINITIONS
Aire Asie-Pacifique : Espace d’échanges économiques regroupant le Japon et plusieurs pays en développement rapide (ex. : Taïwan, Singapour).
Population active : Population occupant un emploi rémunéré ou en recherchant un (les chômeurs font donc partie de la population active).
3° CONTRAINTES ET ATOUTS DU TERRITOIRE JAPONAIS : UN TERRITOIRE EXIGU ET CONTRAIGNANT, UNE POPULATION NOMBREUSE
UN ARCHIPEL MONTAGNEUX ET ETROIT
– Le Japon est un archipel composé de 4 îles principales. Son territoire est modeste : 370 000 km2 (les 2/3 de la France). De plus, des montagnes inhabitées occupent la plupart de l’espace. Les plaines sont rares et étroites. Le Japon est donc un pays tourné vers la mer : l’insularité (fait d’être une île) est sa principale caractéristique et permet d’expliquer de nombreux traits du pays.
4° L'ORGANISATION DES ACTIVITES AU JAPON
– Ce territoire présente de nombreux inconvénients. La nature japonaise est dangereuse : séismes fréquents (destruction de la ville de Kobe en 1995), volcans actifs (Fuji-Yama). Le climat est également excessif, souvent dévastateur (cyclones). De plus, l’exiguïté limite les activités humaines : l’agriculture est par exemple très difficile à pratiquer. Les hommes ont donc dû faire preuve d’ingéniosité pour mettre en valeur cet archipel.
– Le territoire japonais se caractérise également par l’absence de ressources naturelles : pas de pétrole, peu de charbon et de minerais, et surtout très peu de productions agricoles. Il faut donc tout importer, ce qui coûte cher et constitue un facteur de dépendance, donc de fragilité, par rapport à l’étranger.
– Cependant, le Japon dispose d’un atout majeur : l’ouverture sur la mer (océan Pacifique). La valorisation et l’occupation intense des littoraux permet des échanges importants avec le reste du monde (nombreux et puissants ports).
5° UNE POPULATION NOMBREUSE, VIEILLIE ET TRES CONCENTREE
– Les Japonais sont nombreux : 126 millions. Cette population est très bien éduquée et très qualifiée. Elle dispose d’un haut niveau de vie.
– Du point de vue démographique, la population japonaise présente toutes les caractéristiques d’un pays très développé : espérance de vie très élevée, fécondité faible. Actuellement, le problème principal est le vieillissement rapide de la population qui créera de nombreuses difficultés au XXéme siècle.
– La population japonaise est très concentrée géographiquement, en raison de l’étroitesse de l’espace disponible, qui est densément occupé. Les Japonais sont donc très fortement urbanisés (à 80 %). Ils s’entassent dans la mégalopole, qui inclut Tokyo, la plus grande agglomération du monde, et s’étend sur des centaines de kilomètres le long de la côte Pacifique.
CHAPITRE 2 : DES MUTATIONS PROFONDES ET RAPIDES DEPUIS 1945
A. Le rôle de l’histoire
– La défaite de 1945 se traduit par une présence américaine forte et par l’interdiction d’entretenir une armée. C’est un atout financier majeur pour le budget de l’État par rapport aux autres pays développés devant assumer de lourdes dépenses militaires.
– En 1945, le Japon est un pays détruit, qui a beaucoup souffert de la guerre, d’où une reconstruction rapide, à partir de zéro (création d’usines neuves, donc très modernes), fondée sur l’industrie. Privé de rôle politique, le Japon se lance dans la recherche de succès économiques.
– Des traditions fortes renforcent la société japonaise et ont contribué à la réussite économique : respect de l’autorité, forte adhésion aux valeurs collectives et faible individualisme, valorisation du travail (emploi garanti à vie dans les grandes entreprises).
B. Un développement économique spectaculaire
Parmi les principaux facteurs de développement, on trouve :
– Le rôle de l’État : il a beaucoup encouragé le développement économique, en intervenant directement auprès des entreprises.
– Le rôle de la main-d’œuvre : la population active, nombreuse, contribue à la richesse du pays.
– Une forte capacité d’innovation et l’adoption de méthodes de travail modernes caractérisent l’industrie japonaise et expliquent son efficacité.
– Ces choix se sont traduits par un enrichissement rapide du pays et de ses habitants. Le Japon est devenu en quelques décennies une grande puissance économique mondiale.
C. Un développement source de déséquilibres
– Le développement économique s’est accompagné de la concentration de la population et des activités dans la mégalopole, qui a considérablement grossi. L’exode rural (installation des populations des campagnes en ville) a été très fort.
– Ce développement rapide a entraîné d’importants problèmes de pollution et d’entassement en ville. Il est donc souvent pénible de vivre dans la mégalopole : embouteillages, vie chère, bruit, longs trajets des banlieues au centre-ville.
– On oppose donc le Japon industriel et développé (Japon de l’Endroit) au Japon resté rural et peu peuplé (Japon de l’Envers).Voir carte.
CHAPITRE 3 : LE JAPON, PUISSANCE ASIATIQUE ET MONDIALE, AUJOURD’HUI EN DIFFICULTE
A. La deuxième puissance économique mondiale
Le Japon est un géant industriel, qui produit et exporte de l’acier, des automobiles (Toyota, Nissan), des navires, de l’électronique grand public (Sony) et de très nombreux autres produits manufacturés.
– La puissance japonaise repose également sur une capacité commerciale très développée : le Japon vend beaucoup à l’étranger et limite au maximum ses importations. C’est le cas pour les automobiles, par exemple.
– L’économie japonaise est tournée vers l’extérieur : le Japon investit beaucoup dans les pays étrangers en installant des usines (usine Toyota à Valenciennes par exemple). Cette stratégie permet de conquérir les marchés étrangers en échappant aux droits de douane.
B. Une influence croissante en Asie
– Le Japon joue un rôle économique important en Asie orientale. Il a permis l’essor des NPI, comme la Corée du Sud ou Taïwan, en y diffusant son modèle économique. Ces pays sont devenus des partenaires et même des concurrents pour le Japon.
– L’aire Asie-Pacifique est devenue une zone dynamique à l’intérieur de laquelle les échanges sont intenses. Le Japon y réalise une part importante de son activité économique : importation de matières premières, installation d’usines, fabrication de produits de base.
– Cependant, le rôle du Japon est incomplet dans la sphère asiatique : il n’a aucun poids politique vis-à-vis de ses voisins, il n’appartient à aucune organisation régionale (dont la principale, l’ASEAN). De plus, son influence économique est souvent concurrencée par les entreprises américaines et par le dollar.
D. Les limites de la puissance
– Conséquence de sa défaite en 1945, le Japon ne dispose d’aucun rôle politique ni militaire dans le monde. D’où son surnom de « géant économique mais nain politique ». Il ne peut donc prétendre au statut de grande puissance car il lui en manque certaines caractéristiques.
– De plus, le Japon est soumis à une forte dépendance pour les produits agricoles, l’énergie et les matières premières car il doit tout importer. Cette faiblesse limite nettement la puissance japonaise.
– L’attitude japonaise qui consiste à se protéger des importations de produits étrangers suscite des tensions avec les États-Unis et l’OMC, qui veulent conduire le Japon à ouvrir ses frontières.
– Depuis 1997, l’Asie est confrontée à une grave crise économique, qui semble remettre en cause les bases du modèle japonais : montée du chômage et de la pauvreté, déclin des valeurs d’attachement des salariés à leur entreprise, contestation du rôle de l’État.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site :
http://palf.free.fr
et cliquer sur l’onglet Japon
LES ÉTATS-UNIS
L’idée essentielle
Les États-Unis ont aujourd’hui une influence économique, militaire, diplomatique et culturelle considérable au niveau mondial. Ils occupent donc incontestablement la place de 1re puissance mondiale.
Quelques chiffres :
1er rang mondial pour maïs, soja, lait, viande ; aéronautique (ex. : Boeing), chimie, informatique (ex. : Microsoft).
1er PIB mondial (loin devant le Japon) en excluant l’Union européenne dans son ensemble. 25% du PIB mondial
Définitions
Balance commerciale : Différence entre les exportations (ventes des produits nationaux à l’étranger) et les importations (achats de produits étrangers par un pays) en un an. Si les exportations sont supérieures aux importations, la balance commerciale est excédentaire. Si les importations sont supérieures aux exportations, elle est déficitaire (la différence s’appelle alors le déficit commercial ; il se mesure en dollars).
OTAN : Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Organisation née pendant la Guerre Froide (1949), regroupant les pays d’Europe occidentale autour des États-Unis, dans une alliance militaire.
PIB : Produit intérieur brut. Le PIB mesure la richesse produite par un pays chaque année.
Superpuissance : Pays exerçant une position dominante dans le monde dans tous les domaines où s’affirme la puissance (économique, diplomatique, militaire, culturel...).
Tableau comparatif des membres de la Triade
ÉTATS-UNIS JAPON UNION EUROPÉENNE
Superficie 9,3 millions de km2 370 000 km2 3 millions de km2
Population 273 millions d’habitants 126 millions 380 millions
Densité 30 hab./km2 330 hab./km2 120 hab./km2
PIB n° 2 mondial n° 3 mondial n° 1 mondial
Taux de chômage 4 % 4 % 11 %
Balance commerciale déficitaire(-200 milliards de $) excédentaire(+50 milliards de $) déficitaire
Depuis la disparition de l’URSS en 1991, les États-Unis sont la seule superpuissance mondiale, sur tous les plans, en particulier économique et militaire. C’est aujourd’hui un pays prospère qui aspire à organiser le monde selon sa vision.
1. LA PREMIERE PUISSANCE ECONOMIQUE MONDIALE
Les États-Unis sont une puissance économique complète (contrairement au Japon), car leurs activités sont très importantes et très diverses. Il n’y a aucun secteur économique majeur dont ils soient absents.
Les facteurs de la puissance américaine ont été présentés dans la séquence précédente : relisez-la attentivement
A. Une agriculture variée, riche et dynamique
– L’agriculture américaine bénéficie de conditions favorables. En utilisant ses atouts naturels (relief, sols, climat), chaque grande région s’est spécialisée dans certaines productions : les céréales dans les grandes plaines, les fruits et la vigne en Californie…
– L’agriculture américaine est organisée de façon très moderne, qui permet d’obtenir des résultats performants : très grandes exploitations, mécanisation très poussée, utilisation massive d’engrais et de produits chimiques, liens étroits avec l’industrie (c’est « l’agri business »)…
– Des productions abondantes et variées sont exportées dans le monde entier (blé, viande par exemple). Les États-Unis sont donc une grande puissance agricole.
– Mais l’agriculture américaine connaît également des problèmes : fréquents risques de surproduction, disparition des petits exploitants, dégradation de l’environnement (pollution…)
B. Une industrie puissante
Les États-Unis sont la 1re puissance industrielle du monde.
– Ils produisent des biens manufacturés de toute nature. Leurs principaux points forts sont l’industrie lourde (chimie, métallurgie…), les industries de pointe (électronique, informatique, aéronautique, aérospatial, biotechnologies…), l’automobile (Ford). Ils exportent une part importante de leur production.
– Cependant, cette réussite s’est faite au prix de nombreux sacrifices pour faire face à la crise (licenciements, délocalisations : fermeture des usines aux États-Unis et implantation dans les pays du tiers monde où la main-d’œuvre est moins chère).
– La localisation des activités industrielles a beaucoup évolué avec ces transformations économiques :
· Le nord-est et les Grands Lacs demeurent le cœur industriel du pays (Manufacturing Belt) : les industries traditionnelles, souvent en difficultés, y sont implantées (sidérurgie, automobile, textile…) ; ces régions connaissent de graves problèmes (chômage, fermetures d’usines), mais commencent à se tourner vers de nouvelles activités pour sortir de la crise : c’est la reconversion.
De nouvelles régions industrielles sont apparues : la Sun Belt (sud et ouest des États-Unis, bénéficiant d’un climat ensoleillé) attire les industries de pointe par sa qualité de vie (ex. : la Silicon Valley près de San Francisco).
C. Une économie dominée par le tertiaire
Comme dans tous les pays développés, le secteur tertiaire emploie plus des 2/3 de la population active. Parmi les principales activités tertiaires, on trouve :
– Le secteur financier, qui contribue à la puissance américaine : bourses (Wall Street), banques puissantes et nombreuses, assurances (ex. : American Express)...
– Les transports, vitaux pour l’économie américaine. Puissants et très bien organisés, ils permettent d’acheminer les produits américains à travers le territoire et de les exporter. Ils facilitent également la circulation des hommes, très intense aux États-Unis.
– Le tourisme, très actif, qui attire non seulement les Américains mais des visiteurs du monde entier (New York, Disney World, le Grand Canyon, Las Vegas…).
D. Une grande puissance financière et commerciale
– La puissance financière américaine est considérable. Elle s’exprime à travers le rôle du dollar, monnaie dominant le système monétaire mondial et servant à la plupart des échanges commerciaux. Les entreprises américaines sont également à l’origine de très importants investissements à l’étranger (firmes multinationales).
– Les États-Unis sont la première puissance commerciale du monde. Ils commercent avec la plupart des pays du monde, et en particulier les autres pôles de la Triade (Union européenne et Japon). Ils ont également renforcé leurs liens avec le Canada et le Mexique en favorisant les échanges économiques dans le cadre de l’ALENA. Les produits américains sont connus et appréciés dans le monde entier. Cependant, cette puissance est incomplète car les États-Unis importent plus de produits qu’ils n’en exportent : leur balance commerciale est donc déficitaire.
Les marques de ces succès sont nombreuses : prospérité du pays, forte croissance économique et faible taux de chômage (4 %). Cependant, il ne faut pas oublier qu’une partie importante de la population n’a qu’un travail précaire (les « petits boulots ») ou vit dans la pauvreté.
II° LA SUPREMATIE DIPLOMATIQUE ET MILITAIRE DES ETATS-UNIS
A. Un rôle qui se confirme depuis 1945
– La situation de superpuissance diplomatique et économique n’a cessé de s’affirmer depuis 1945, au moment où les États-Unis sortent grands vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale.
– Durant la Guerre Froide, ils sont l’un des deux super-Grands, avec l’URSS. Ils organisent le monde occidental (Canada, Europe de l’ouest, Japon), en y diffusant leur modèle. Parallèlement, ils étendent leur domination planétaire dans tous les domaines.
B. Une superpuissance militaire et un rôle diplomatique de premier plan
– Depuis l’éclatement de l’URSS en 1991, les États-Unis sont considérés comme les vainqueurs de la Guerre Froide et demeurent la seule superpuissance. Leur volonté de diriger les affaires du monde s’est affirmée, notamment par des interventions armées (contre l’Irak en 1991).
– Les États-Unis interviennent ainsi dans de nombreux conflits dans le monde, dès que leurs intérêts sont en jeu. Ils financent ainsi de nombreux mouvements armés à l’étranger, vendent des armes dans le monde entier, imposent des interdictions de commercer avec des pays ennemis (Cuba, Iran) ou bien interviennent directement dans les affaires d’un pays (action humanitaire en Somalie en 1994).
– Les dépenses militaires sont très élevées. Le secteur industriel, voué à l’armement, est très étoffé, l’armée américaine est puissante et nombreuse.
– Les États-Unis assoient également leur domination planétaire par le biais de nombreuses bases militaires disséminées dans le monde.
– Ils adhèrent enfin à de nombreux organismes internationaux (ONU, OTAN…), où leur point de vue est souvent prédominant et décisif. Ils participent ainsi activement à de multiples réseaux d’alliances économiques ou militaires.
C. Une puissance contestée
– Ce rôle mondial est souvent critiqué par les pays concernés par l’action américaine (ex. : pour l’Iran, les États-Unis sont le « grand Satan »). D’autres les accusent d’ingérence (fait de s’immiscer dans les affaires d’autres pays). À l’intérieur même des États-Unis, il existe de nombreuses oppositions à ce rôle mondial.
III° LA DIFFUSION MONDIALE DU MODELE AMERICAIN
A. Le modèle américain et ses limites
Les États-Unis sont l’une des plus vieilles démocraties du monde (plus de deux siècles), grâce au respect de principes fondamentaux :
– La démocratie, très poussée, s’exprime par exemple dans la liberté d’expression. Les États-Unis veulent promouvoir ce modèle démocratique dans le monde.
– Le libéralisme est un autre principe majeur : il s’agit de laisser le maximum de liberté à tous les niveaux de l’organisation de la société. Le libéralisme s’applique donc à l’économie (libre concurrence, libre échange, facilités pour créer une entreprise…) mais aussi à l’organisation de l’État (chacun des 50 États a une large autonomie de décision) et de la société (idée selon laquelle tout le monde a sa chance pour réussir).
– Cependant, de nombreuses personnes soulignent les limites de ce modèle : la peine de mort est appliquée, les droits des minorités sont souvent mal respectés, il existe peu de solidarité dans la société (nombreux exclus, faible protection sociale). On reproche également aux États-Unis leur tendance à s’immiscer dans les affaires intérieures des autres pays et à vouloir imposer leur volonté dans de nombreux domaines.
B. La puissance culturelle et la diffusion du modèle de consommation américains
– Les États-Unis sont très puissants sur le plan culturel. Ils produisent ainsi beaucoup d’émissions de télévision et de films (à Hollywood) qui sont exportés dans le monde entier. Certains pays leur reprochent néanmoins d’imposer leur modèle pour des raisons économiques et d’exercer une domination abusive.
--- Le mode de vie américain se répand par le biais de la civilisation des loisirs. L’implantation d’Eurodisney en région parisienne en est une illustration. Il en est de même pour l’alimentation (Coca-Cola et Mac Donald’s sont présents sur tous les continents) et pour les vêtements (le jean est devenu universel, Nike est une marque très appréciée des jeunes...).
Fossey brigitte
LES ETATS-UNIS, POPULATION ET TERRITOIRE
L’idée essentielle
Les États-Unis disposent d’un vaste territoire et d’une population nombreuse, qui constituent une des bases de leur puissance économique. Malgré certaines faiblesses, les trois secteurs de l’économie sont très performants.
Quelques chiffres
Superficie : 9,5 millions de km2 (presque 20 fois la France).
Population : 273 millions d’habitants (3e rang mondial).
Urbanisation : 80 % des Américains vivent en ville (un des plus forts taux d’urbanisation au monde), dont 50 millions d’habitants dans la mégalopole du nord-est.
Définitions
Minorité ethnique : Désigne une population d’une origine différente de celle de la majorité de la population d’un pays. Ex. : les Noirs constituent une minorité ethnique aux États-Unis.
Secteur tertiaire (ou services) : Regroupe toutes les activités économiques qui ne sont ni de l’agriculture ni de l’industrie. On y trouve ainsi le tourisme, les transports, le commerce, l’enseignement, etc
I° LES ÉTATS-UNIS : UN ESPACE URBANISE ET DYNAMIQUE
Les États-Unis disposent du 4e territoire le plus étendu du monde (20 fois la France) et leur population occupe le 3e rang (273 millions d’habitants). C’est aujourd’hui la première puissance mondiale dans de nombreux domaines. Cette domination est due en particulier au milieu physique, à la population et à l’économie américaines.
II° LES AVANTAGES ET LES CONTRAINTES DU MILIEU PHYSIQUE
A. Un pays immense aux nombreux visages
– Les États-Unis sont un pays immense : 4 000 km d’ouest en est, et 2 500 du nord au sud ; il faut ajouter l’Alaska, vaste territoire nordique, et les îles Hawaï.
– L’immensité a de nombreux avantages. Le pays dispose d’abondantes ressources naturelles. Il y a de la place pour le développement des activités économiques et de l’habitat. Enfin, il existe une grande variété des sols et des climats pour l’agriculture.
– Mais l’immensité a également des inconvénients : il est difficile et coûteux de maîtriser le territoire (construction des voies de communication, nécessité de trajets longs).
– Cependant, les États-Unis se sont donné les moyens de maîtriser leur territoire, grâce à un réseau de transport dense et performant, qui quadrille le pays et permet une circulation rapide, peu coûteuse et intense : marchandises sur les routes, utilisation du train et des fleuves pour le transport des matières premières, puissantes compagnies aériennes.
B. Un relief simple et différencié
Le relief des États-Unis s’organise d’est en ouest :
· La chaîne de montagnes peu élevées des Appalaches au nord-est.
· De vastes plaines, essentiellement vouées à l’agriculture, qui couvrent quasiment toute la moitié est du pays.
· La barrière des Rocheuses, un très large ensemble de montagnes élevées, qui s’étend entièrement du nord au sud et presque jusqu’au Pacifique.
– Le territoire est couvert par un réseau très dense de cours d’eau, dont le principal est le Mississippi. Il forme un axe nord-sud au cœur du pays. Ces fleuves favorisent notamment les échanges (transport de marchandises) et l’industrie.
– Les États-Unis sont un pays ouvert sur l’extérieur grâce à l’existence de littoraux très étendus : la côte Atlantique et les Grands Lacs sont tournés vers l’Europe et la côte Pacifique permet les échanges avec l’Asie et le reste du monde.
– Cependant, le relief pose aussi de sérieux problèmes aux Américains, dont le principal est le risque sismique
C. Des ressources naturelles et abondantes
– Les États-Unis disposent d’un sous-sol riche en sources d’énergie et en matières premières : charbon, pétrole, nombreux minerais. Elles sont utilisées par l’industrie ou bien exportées.
– L’exploitation de la nature américaine permet également de développer de nombreuses activités : hydroélectricité, irrigation (par barrages sur les fleuves), sylviculture (exploitation de la forêt).
D. Des climats très variés, souvent contraignants
– On trouve quasiment tous les types de climats : climat océanique, méditerranéen (en Californie), désertique, continental subtropical1 (en Floride). Cette diversité permet une grande variété des productions agricoles (oranges, blé, maïs, vigne…).
– Néanmoins, les États-Unis sont régulièrement confrontés à des excès climatiques aux conséquences catastrophiques pour les habitants et pour l’économie : inondations gigantesques, tempêtes de neige qui paralysent le nord du pays, sécheresse exceptionnelle, tornades et cyclones au sud, etc
III° LA POPULATION AMERICAINE
A. Qui sont-ils ?
– La population américaine est issue, soit directement, soit après plusieurs générations, de l’arrivée d’immigrants en provenance d’Europe (depuis le xviie siècle), d’Afrique noire (esclaves), puis plus récemment d’Amérique latine (Mexicains notamment) et d’Asie.
– De ce fait, les États-Unis comportent de nombreuses minorités, dont le poids ne cesse d’augmenter par rapport à la majorité blanche.
– L’immigration continue fortement aujourd’hui, les États-Unis accueillant chaque année plusieurs centaines de milliers de nouveaux immigrants. De très nombreuses personnes y entrent clandestinement (Mexicains surtout).
– La population américaine est très nombreuse et continue de croître plus rapidement que celle des autres pays développés grâce à l’immigration et au dynamisme des minorités.
– Mais la population est confrontée à certains problèmes. Elle vieillit. Il existe des tensions entre les communautés ethniques, qui se traduisent souvent par la violence. La pauvreté constitue un problème majeur, puisqu’elle touche environ 35 millions de personnes.
–
B. . La population, facteur de puissance
– Les États-Unis disposent d’une population nombreuse et bien éduquée, qui contribue à la richesse du pays.
– Les minorités (Mexicains par exemple) et l’immigration importante forment un réservoir de main-d’œuvre bon marché.
– Les entreprises et l’État consacrent des moyens importants à la recherche, en particulier la recherche scientifique (nombreux prix Nobel, brevets…).
IV° UN PAYS TRES URBANISE
A. Une répartition inégale de la population
La population américaine est inégalement répartie. Elle se concentre à l’est du Mississippi (régions du Nord-Est, Grands Lacs…), pour des raisons historiques liées au peuplement. Dans l’ouest, seule la Californie est très peuplée
B. Une urbanisation massive (Cf. Carte en Repères)
– C’est une population fortement urbanisée (à plus de 80 %) : elle se concentre dans les villes et en particulier dans quelques grandes métropoles (Los Angeles, Chicago…). La mégalopole, entre Boston et Washington au nord-est du pays, concentre plus de 50 millions d’habitants qui vivent dans des grandes villes jointives (New York).
– La ville américaine2 s’organise selon un modèle simple : un centre des affaires (le CBD), des banlieues pavillonnaires où habitent la majorité des Américains, des activités industrielles et commerciales en périphérie. Il existe une importante séparation entre les minorités, ce qui conduit à la constitution de ghettos (Harlem à New York).
–
C. Une population très mobile
– La population américaine est très mobile : les Américains bougent beaucoup à l’intérieur de leur pays, que ce soit pour travailler ou pour leurs loisirs.
– La tendance actuelle les amène à s'installer vers les suds et l'ouest (Floride, Texas, Arizona, Californie…).
LES ETATS-UNIS
SYNTHESE
Au-delà des clichés diffusés par les médias -- Manhattan, les buildings et la finance, le Bronx et la violence, le Far-West et les grands espaces, la Nouvelle-Orléans et le jazz, Hollywood et les stars, Memphis et le rock, la Californie et ses plages ou la Silicon-Valley, le Texas, le pétrole ou la NASA, la Floride, les retraités et les réfugiés cubains, au delà des firmes implantées et surtout connues dans le monde entier - Malboro, Levis, Ford, Exxon, Coca-cola, Boeing, IBM, Apple, Mac-Donald etc..., -- que faut-il retenir des Etats-Unis pour comprendre le monde de cette fin du XXème siècle et... se présenter aux épreuves du baccalauréat professionnel ?
LA POPULATION : Il y a d'abord une population de 265 millions d'habitants, melting-pot résultant d'immigrations diverses en provenance de l'Europe du Nord-Ouest et d'Afrique aux 18 ème et 19ème siècles, d'Europe orientale et méditerranéenne dans la première moitié du 20ème siècle, latino-américaine et asiatique depuis 1950. Aujourd'hui cette population vieillit parce que la natalité baisse et elle s’accroît du fait du solde naturel positif pendant les années 50 (baby-boom) et du solde migratoire des années 80 (500 000 immigrants par an environ). Les minorités ethniques s'intègrent plus ou moins facilement dans ce melting-pot et ceci pose problèmes : la difficile conquête des droits civiques par les Noirs dans les années 50 et 60, le développement d'une culture hispanophone aujourd'hui le prouvent.
Les institutions des Etats-Unis procèdent de leur histoire. Les treize colonies anglaises qui obtiennent en 1783 leur indépendance sont peuplées d'Anglo-saxons, fuyant pour certains les persécutions religieuses et/ou politiques, d'où la mise en place d'institutions fédérales qui respectent la séparation des pouvoirs et leurs mécanismes de contrôle réciproque :- le président pour l'exécutif, le congrès pour le législatif, la Cour suprême pour le judiciaire - et le pouvoir de la presse, non prévu par la Constitution mais terriblement efficace. Si la très grande séparation des pouvoirs peut ralentir la mise en place de réformes, la personnalité du Président est l'élément majeur en cas de crise internationale (blocus de Berlin, guerre de Corée, blocus de Cuba, guerre du Golfe etc.,.).
Les mythes fondateurs - les pionniers, la frontière, le "melting-pot", le "self-made man", reflètent une histoire, réelle ou fantasmée, - celle de la conquête de l'espace américain d'est en ouest par une nation d'immigrants puis de l'émergence de la superpuissance mondiale - mais aussi un système de valeurs auxquelles s'identifient la majorité de la toute-puissante opinion publique américaine.
L'espace conquis - 9,4 millions de km2 - s'organise en trois ensembles d'orientation méridienne : plaine du littoral et Appalaches à l'est, plaines centrales du Mississippi, montagnes et hauts plateaux à l'ouest. Cet espace aujourd'hui maîtrisé, fut à la fois une contrainte et une source de richesses pour le développement historique de la société américaine.
L'histoire des Etats-Unis, c'est avant tout celle de la construction, au cours de cycles alternés de périodes de croissance et de crise, d'un formidable appareil producteur de biens et services qui en font la puissance hégémonique planétaire. Toutefois, cette hégémonie si elle n’est plus contestée dans le domaine militaire par l'URSS, elle l’est toujours dans le domaine économique par l'Europe et le Japon, et dans celui de l’idéologie par des puissances régionales du Tiers-Monde (Iran, Irak, Chine, Cuba) mais, somme toute, elle subsiste ainsi que le confirme le leadership américain lors des crises du golfe arabo-persique et du Kosovo.
Les treize colonies à dominante agricole (du nord au sud élevage, tabac, coton), en devenant cinquante Etats au terme de la conquête de l'espace inter-océanique, ont permis la mise en place de la première agriculture du monde, intensive à l'est du 100è méridien, tropicale au sud, extensive à l'ouest en dehors des zones irriguées. Avec 2,5% des actifs américains, l'agrobusiness fournit 18% des ventes mondiales, grâce à de puissantes sociétés agro-alimentaires intégrant tous les stades de la production depuis celle des engrais et semences à la distribution des plats cuisinés.
Les Etats-Unis, premier pays industriel depuis un siècle, ont d'abord exploité leurs énormes ressources naturelles : le fer du Lac Supérieur et le charbon des Appalaches ont permis la mise en place dans la région des grands lacs d'une "manufacturing-belt" basée sur la sidérurgie et la construction mécanique (automobile, armement, électroménager). Le pétrole de Californie et du Texas a rendu possible le décollage industriel de la Sun Belt : pétrochimie d'abord, puis construction aéronautique, sidérurgie "sur l'eau" le long du littoral, Industries aérospatiales, technopoles, etc... Aujourd'hui, la reconversion du Nord-Est (la rust-belt) semble en voie d'achèvement après la crise des années 80 et la région reste le centre vital industriel du pays; cependant, une partie des industries se délocalise vers le sud profond (Atlanta) à la recherche de salaires moins élevés et plus encore vers la Sun-Belt qui attire à la fois les cadres du Nord-Est et les travailleurs immigrés latino-américains (phénomène des "Maquiladoras", exploitation d'un Tiers-Monde à domicile).
Actuellement, la puissance industrielle des Etats-Unis est surtout fondée sur son avance technologique dans les secteurs dits de pointe: aéronautique, aérospatiale, électronique, informatique, biotechnologies etc... Cette avance procède à la fois de la concentration des entreprises (oligopoles ou conglomérats ), de la mise en place, avec l'aide de l'Etat fédéral d'un gigantesque complexe militaro-industriel, de la collaboration entre l'Etat, les universités et les entreprises pour la recherche. Dans ce domaine, l'effort budgétaire - public ou privé - permet d'assurer la primauté scientifique des Etats-Unis renforcée par un "drainage des cerveaux" affectant le monde entier.
Près des trois quarts des emplois aux Etats-Unis relèvent du secteur tertiaire, du "Mac Do au MIT", qui assure 90% des créations d'emplois depuis 30 ans. Si le commerce et les transports ne sont plus en expansion, les services rendus aux particuliers et aux entreprises explosent : on a pu parler de Société "postindustrielle"; la fabrication des biens employant de moins en moins de main d'œuvre, les échanges de services prendraient le relais de l'expansion : santé, formation, loisirs, recherche, communication etc...
Les échanges extérieurs des Etats-Unis sont en croissance et compte tenu du poids de l'économie du pays, ils représentent 13% du commerce mondial. L'essor des échanges provoque à partir des années 70 l'apparition du déficit commercial puis du déficit des paiements courants dans les années 80. Trois causes à cette situation : les fluctuations du dollar entre 1980 et 1985 (un dollar à 10 FF pénalise les exportations et favorise les produits importés), les investissements massifs des FMN dans le monde entier (un part importante des importations provient d'achats effectués par des firme américaines auprès de leurs propres filiales hors des Etats-Unis) et le recul de la compétitivité de l'industrie (les gains de productivité sont plus élevés chez les concurrents européens et surtout asiatiques).
La puissance des Etats-Unis a été favorisée par un série de facteurs identifiables : richesses du sol et du sous-sol, esprit d'entreprise des immigrants, les deux guerres mondiales qui font du pays le créancier de la planète, mise en place des accords de Bretton-Woods : le dollar devient la première monnaie de réserve mondiale "as good as gold". Mais on peut toutefois se demander si, au-delà de la puissance économique et militaire, l'hégémonie des Etats-Unis ne repose pas sur la fascination qu'exerce le mode de vie américain; l'anglais, première langue internationale, le cinéma, la télévision, la musique, les jean's et les fast-food font peut-être autant pour l'américanisation de la planète que le dollar et les trusts.
Remarque : cette synthèse, destinée à faciliter les révisions, s'inspire largement du manuel de Terminales Bac Pro, "Le Monde Contemporain" édité chez Nathan ; en aucun cas elle ne peut dispenser de son étude.
D’après la synthèse de Jean ARMANGAUD
LYCEE AMPERE
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Terminale Bac Pro – Fiches de révision histoire-géographie
Attention, ces fiches ont été rédigées pour achever votre préparation et vos révisions ; elles ne dispensent en aucun cas de revoir les traces écrites vues pendant le cycle de Bac Pro (1ère et Terminale). Utilisez-les pour vous remémorer les éléments importants la veille de l’examen. En ce qui concerne le programme de 1ère année Bac Pro, il me semble nécessaire de relire au moins une fois les cours d’histoire dans leur totalité, ainsi que ceux de géographie. Toutefois pour ces derniers il faudra surtout s’attacher à comprendre les notions, puisque le cadre d’étude (la France) n’est pas au programme du Bac Pro.
HISTOIRE
I) L’évolution des rapports de puissance dans le monde depuis 1850
On distingue 4 périodes :
1) 1850-1914 : L’Europe domine le monde. Elle est la première à connaître la révolution industrielle (dès la fin du 18ème siècle) et sa population commence à s’accroître du fait de son entrée dans la transition démographique. Par la négociation (protectorats) ou par la guerre, l’Europe, Royaume-Uni et France en tête, part à la conquête du monde à travers ses colonies dès 1870. Ces territoires, Africains et Asiatiques pour la plupart, sont en totale dépendance vis-à-vis des métropoles européennes. Cette course aux colonies engendre des rivalités entre puissances européennes et les tensions se généralisent, encouragées par le nationalisme. A côté de l’Europe, deux puissances émergent en suivant leur modèle : les Etats-Unis qui ont achevé leur conquête de l’ouest, et le Japon qui entre dans l’ère Meiji.
2) 1918-1939 : Les crises de l’entre-deux-guerres. La signature des traités de paix renforce les rancunes des vaincus. L’Europe sort divisée et très affaiblie démographiquement et économiquement par la 1ère guerre mondiale, au profit des Etats-Unis à qui l’Europe doit les remboursements de la guerre. La crise de 1929 qui débute aux Etats-Unis touche le monde entier, faillites et chômage se multiplient et les états se replient sur eux-mêmes (isolationnisme). Dans ce cadre, les états dépourvus de colonies sont désavantagés et se lancent dans une politique de conquête agressive.
3) 1945-1990 : La guerre froide. L’Europe sort de la 2nde guerre mondiale meurtrie, sans prestige, et coupée en 2 par le rideau de fer. Les peuples colonisés en profitent pour réclamer l’indépendance : c’est le début de la décolonisation, qui se fera pacifiquement pour certains pays, par la guerre pour d’autres. L’aspiration à l’indépendance des peuples colonisés est encouragée par les Etats-Unis (sui ont eux-mêmes été une colonie britannique) et par l’autre grand, l’URSS, qui y voit de potentiels futurs alliés dans le bloc communiste. La place hégémonique de l’Europe est définitivement passée à deux superpuissances : l’URSS et les EU. Les deux pays ont des doctrines politiques radicalement différentes : dictature communiste pour la 1ère, démocratie libérale et capitaliste pour la seconde. Le monde va vivre divisé entre ces puissances de 1945 à 1990 et la chute du bloc communiste. Cette période se nomme la guerre froide = opposition entre les deux pays par tous les moyens sauf confrontation militaire directe. On distingue dans cette guerre froide une période de 1945 à 1962 qui correspond à une période de très forte tension, et, après la crise des missiles de Cuba, une période de réchauffement (détente) où l’ont commence à parler de désarmement et de coexistence pacifique.
4) Depuis 1990 : le désordre mondial. Après la chute du mur de Berlin (novembre 1989), tout le bloc communiste d’effondre laissant les Etats-Unis seule superpuissance. De nos jours, les armes nucléaires prolifèrent dans de nouveaux pays, les guerres civiles, massacres, génocides, conflits locaux se généralisent sans que l’ONU semble pouvoir y mettre fin.
II) Territoires et nations en Europe depuis 1850
1) 1850-1871 : La construction de l’Europe des nations. Deux nations en Europe vivaient encore morcelées en plusieurs états : L’Allemagne réalise son unité en 1871 sous l’impulsion de son plus grand royaume, la Prusse grâce à Bismarck. Le 2ème Reich est proclamé et le roi de Prusse devient empereur d’Allemagne (Guillaume II). En Italie, le ministre du royaume de Piedmont-Sardaigne Cavour, et le républicain Garibaldi, avec le soutien de la France, unifient eux aussi la péninsule en 1870. L’Italie devient un royaume.
2) 1871-1914 : les nationalismes déstabilisent l’Europe. Après 1871, les nations entrent dans l’engrenage de la violence : les grands empires multinationaux (Autriche-Hongrie, empires ottoman et russe) voient se développer des agitations, en particulier dans les Balkans. Le nationalisme devient exacerbé et donne aux nations voisines le sentiment d’être menacé.
3) 1918-1945 : Remodelage de l’Europe. Pour faire barrage à l’URSS, les vainqueurs de la guerre donnent aux minorités leur indépendance (Pologne, états baltes…) selon le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les nouveaux états créés sont tout aussi multinationaux que l’ancien empire austro-hongrois ; l’équilibre est précaire. Les nationalismes frustré de l’Italie (terres irrédentes non acquises) et humilié de l’Allemagne (séparée par le couloir de Dantzig) alimentent les idéologies fasciste et nazie. Le nationalisme devient agressif : l’Allemagne nazie, maîtresse de l’Europe pendant la guerre déporte et déplace les populations.
4) 1945-1990 : Pendant la guerre froide, les pays de l’Europe de l’est, soumis à la dictature et à la présence constante de l’armée rouge sur le sol, ne peuvent pas exprimer leur nationalisme. Le communisme est internationaliste, c’est-à-dire qu’il nie les nations et veut ne former qu’un seul peuple. Tout change à la chute du rideau de fer.
5) Recomposition de l’Europe de l’est. A la chute des régimes communistes, les nationalismes s’expriment à nouveau, pacifiquement (pays baltes, séparation de la Tchécoslovaquie…) ou lors de conflits (ex-Yougoslavie).
6) Séparatismes et volontés autonomistes. En Europe de l’ouest, les nationalismes s’expriment aussi, depuis plusieurs décennies au Royaume-Uni (Irlande du nord catholique, Ecosse…), France (Corse, Bretagne…) et Espagne (pays basque), pacifiquement, démocratiquement ou par le terrorisme. Ailleurs, des régions riches rechignent à maintenir l’unité et la solidarité avec d’autres régions plus pauvres d’un même état (Padanie en Italie du Nord, Flandres en Belgique, Suisse romande…)
7) La construction européenne. L’idée d’une Europe unie apparaît dès le 19ème siècle. Une première tentative d’union se fait au travers de la CECA en 1951. Le traité de Rome (1957) institue la CEE qui est une union économique entre 6 pays (France, RFA, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg). Mais dès les années 60, la question de la supranationalité se pose : faut-il créer une fédération avec une instance supranationale ou une confédération ? Les accords de Maastricht signés en 1991 remplacent l’union économique (CEE) par l’union politique (UE), mettent en place l’Euro. Aujourd’hui l’Europe s’est agrandie vers l’est intégrant 10 nouveaux pays en 2004.
III) Dictatures et démocraties
1) Jusqu’en 1917 : l’autocratie russe. Le tsar, empereur de Russie, détient tous les pouvoirs ? Il tient son pouvoir de Dieu et le sacre confirme son autorité absolue. Le règne d’Alexandre II (1855-1881) tente de moderniser le pays (abolition du servage), mais ses successeurs, en particulier Nicolas II, le dernier des Romanov, tournent le dos à cette libéralisation. Fin 19ème, la révolution industrielle commence en Russie, créant une classe d’ouvriers dont les conditions de travail et de vie sont lamentables. Ils forment une masse prompte à la révolte. Ainsi se développent des courants d’opposition révolutionnaires, dont le mouvement bolchevik de Lénine. En octobre 1905, des grèves sont réprimées par les armes et Nicolas II refuse d’accorder des réformes demandées par le peuple. Le régime tsariste survivra encore 12 ans avant d’être renversé en 1917.
2) Le Reich allemand. Le régime impérial est jeune (1872). Ce n’est ni une démocratie (le système électoral avantage les régions conservatrices) ni un régime parlementaire (déséquilibre des pouvoirs). L’opposition socialiste existe mais progresse difficilement car Bismarck met en place de nombreuses réformes sociales. Toutefois, la montée des oppositions (socialistes, catholiques, minorités) fragilise l’empire à la veille de 1914.
3) L’U.R.S.S. En 1917, épuisé par la guerre, l’empire russe et le Tsar sont renversés par une révolution emmenée par Lénine et les bolcheviks communistes. Le successeur de Lénine, Staline, joue un rôle majeur dans l’évolution du régime soviétique. Il impose la collectivisation des terres, l’industrialisation planifiée (plans quinquennaux), l’élimination des opposants (procès et purges), le culte de la personnalité, la propagande et la terreur. En 1945, il ressort auréolé de gloire par sa victoire sur l’Allemagne nazie. Après Staline, malgré la dénonciation de ses crimes par Khrouchtchev, le régime n’évolue pas. Ce n’est que dans les années 80 que Gorbatchev, premier secrétaire du PCUS, lance la perestroïka et la glasnost (réformes économiques et démocratiques). En supprimant le parti unique, il met fin au régime soviétique et ne s’oppose pas à la chute du boc de l’est.
4) L’Allemagne nazie. Porté par la honte du diktat et la crise économique, Hitler arrive légalement au pouvoir en janvier 1933 et organise un état totalitaire, le IIIème Reich. Entre janvier 1933 et juin 1934, il réduit à néant la république de Weimar et installe par la violence le parti nazi au pouvoir. L’idéologie hitlérienne peut se résumer ainsi : un empire (Reich) à conquérir sous la conduite de son chef ou guide (Führer) pour donner au peuple (Volk) aryen son espace vital (Lebensraum). Comme en URSS, la population est embrigadée, la propagande se développe, intellectuels et artistes sont censurés… Les premiers camps de concentration sont ouverts dès 1933 (Dachau). Les 2 totalitarismes, stalinisme et nazisme partagent le mépris du droit, le culte du chef et de la violence, mais le régime nazi se singularise par son projet raciste et antisémite, alors que le projet communiste était à l’origine social (une société sans classe).
5) 1850-1914 : Les démocraties s’affirment. Fondée en 1787, la démocratie américaine repose sur la souveraineté des Etats et l’existence d’un pouvoir fédéral au niveau de l’union. Le système électoral favorise la domination de deux grands partis : républicains et démocrates. La démocratie existe mais elle est limitée à cette époque par la ségrégation raciale et le manque de progrès social. Pendant cette période, la France connaît deux régimes républicains : la 2nde et la 3ème république. La première (1848-1851) est renversée par le coup d’état de son président élu, Louis-Napoléon Bonaparte qui se proclame empereur. La 2nde (dont la constitution n’est approuvée par référendum qu’en 1875) met en place une république parlementaire : Etat centralisé, conscription, laïcité et instruction publique sont ses valeurs. Cependant, le monde ouvrier, soutenu par les syndicats et les socialistes réclame des réformes.
6) 1918-1939 : les démocraties face à la crise. La crise de 1929 et la montée des dictatures sont des épreuves pour les démocraties. Aux Etats-Unis où 1/3 des actifs sont au chômage, Roosevelt fait intervenir l’Etat dans l’économie, une première dans ce système ultralibéral. Il donne ainsi naissance à l’état providence aux EU. En France, le Front Populaire (alliance des partis de gauche, radicaux, socialistes et communistes) gagne les élections en 1936 (Léon Blum). Là aussi, l’Etat intervient dans l’économie et met en place de nombreuses réformes sociales (congés payés, semaine de 40h…). Cette expérience est de courte durée (opposition de la bourgeoisie et de l’extrême-droite). à Alors que les démocraties d’Europe centrale ont été emportées par le fascisme, les démocraties française et américaine ont réussi à se moderniser. Cependant cela se traduit aussi par des politiques étrangères qui n’empêcheront pas la marche vers la guerre (défensive en France, isolationniste aux EU).
7) Depuis 1945. Les démocraties américaine et française, face à de nouvelles crises, ont montré depuis 1945 leur aptitude à se maintenir et se réformer : passage de la IVème à la Vème république en France lors de la guerre d’Algérie, mai 68, cohabitations gauche-droite, scandale du Watergate (qui oblige le président Nixon à démissionner, révélant ainsi un nouveau pouvoir, celui de la presse)… La démocratie fonctionne, animée par le pluralisme des partis politiques, les syndicats, les groupes de pression (lobbies aux EU), les médias. Toutefois les démocraties restent confrontées à des défis : intégration, immigration, ségrégation raciale et sociale aux EU, égalité sociale, chômage…
Terminale Bac Pro – Fiches de révision histoire-géographie - Notions
HISTOIRE
Relations internationales : Rapports politiques que les états entretiennent entre eux.
Puissance : capacité d’un état à exercer son rayonnement dans le monde à travers plusieurs facteurs (économiques, militaires, technologiques, culturels, diplomatiques, stratégiques…). Lorsqu’une puissance domine dans tous les domaines, on parle de superpuissance.
Indépendance : Rupture entre un territoire dominé et sa métropole à souveraineté.
Etat : espace limité par des frontières, territoire.
Nation : communauté humaine qui possède une unité culturelle, qui vit sur un même territoire, ayant une langue, une histoire, voire une religion communes.
Etat-nation : Etat qui renferme dans ses frontières un seul peuple (ex : la France).
Etat multinational : Etat qui renferme dans ses frontières diverses nations (ex : l’Autriche-Hongrie)
Nationalisme : terme ambigu car ils prend plusieurs significations :
- le premier sens est la revendication d’un peuple qui veut obtenir son indépendance au sein d’un empire multinational.
- Un 2nd sens s’est développé à la fin du XIXème siècle = exaltation de la nation et de sa supériorité (nationalisme agressif).
Patrie/patriotisme : Littéralement « terre des pères ». Le patriotisme est l’amour exalté de la terre où l’on vit et qui conduit à accepter de mourir pour la défendre des attaques.
Fédération : Association d’états qui disposent d’autonomie importante mais qui délègue par ailleurs à l’état fédéral des compétences larges (diplomatie, armée…)
Confédération : Association d’états qui délèguent à un état fédéral une partie de leurs compétences mais qui conservent une souveraineté plus grande que dans la cadre d’une fédération.
Supranationalité : Principe selon lequel l’autorité des institutions fédérales