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Fiche de révision
Posté par webmaster le Jeu, 02/28/2008 - 15:05.Terminale Bac Pro – Fiches de révision histoire-géographie
Attention, ces fiches ont été rédigées pour achever votre préparation et vos révisions ; elles ne dispensent en aucun cas de revoir les traces écrites vues pendant le cycle de Bac Pro (1ère et Terminale). Utilisez-les pour vous remémorer les éléments importants la veille de l’examen. En ce qui concerne le programme de 1ère année Bac Pro, il me semble nécessaire de relire au moins une fois les cours d’histoire dans leur totalité, ainsi que ceux de géographie. Toutefois pour ces derniers il faudra surtout s’attacher à comprendre les notions, puisque le cadre d’étude (la France) n’est pas au programme du Bac Pro.
GEOGRAPHIE
I) Les grands ensembles du monde actuel
Depuis un demi-siècle, les progrès des transports (plus rapides et moins chers) et la baisse des tarifs douaniers (GATT puis OMC) ont donné naissance à la mondialisation économique. Les grands ensembles du monde actuel se caractérisent pas des rapports entre centres dominants et périphéries dominées, plus ou moins intégrées. Les centres d’impulsion qui concentrent puissance économique, commerciale, financière et scientifique, sont constitués par les 3 pôles de la triade (Amérique du Nord, UE, Japon). On trouve ensuite, par ordre d’intégration et de développement, les NPI d’Asie (dragons et tigres), les pays du Moyen-orient qui tirent leur richesse de la vente du pétrole, l’Amérique latine, partenaire privilégié des Etats-Unis, l’Europe de l’est en cours d’intégration à l’UE, la Russie en cours de reconversion après 80 ans d’économie dirigée et planifiée, les pays d’Asie centrale et enfin l’Afrique marginalisée et isolée.
La mondialisation se caractérise par les flux à l’échelle planétaire, non seulement les flux de marchandises, mais aussi les flux de population, de capitaux ou d’unités de production (usines délocalisées). La mondialisation donne aussi naissance à un monde de contrastes : inégalités de richesse (nord/sud), de croissance, de développement…
II) Les Etats-Unis
Les américains ont eu depuis leur indépendance (1776) à conquérir tout d’abord l’espace : conquête de l’ouest, création de villes et de réseaux de transports à l’échelle de ce territoire immense.
Aujourd’hui, la population se concentre surtout dans 3 pôles : Nord-est et région des grands lacs (foyer de l’immigration européenne), sud (Floride, Texas… = région attractive) et sud-ouest (façade pacifique). L’aspect essentiel de cette répartition est la métropolisation : les EU sont l’un des pays les plus urbanisés au monde (76,4%) et le réseau urbain est dense avec plus de 20 villes qui dépassent les 2 millions d’habitants. Les EU possèdent également la 1ère mégalopole, au nord-est (de Boston à Washington). Les espaces urbains sont fortement différenciés : CBD, quartiers pauvres (ghettos noirs ou hispaniques), banlieues pavillonnaires, espaces sécurisés pour habitants très aisés…
Depuis la 2nde guerre mondiale, les EU sont devenus la 1ère puissance économique mondiale, aujourd’hui concurrencée par l’UE et le Japon. Cette puissance repose sur :
- une agriculture très modernisée (1ère au monde avec 20% des exportations mondiales de produits agricoles) et capitaliste (groupes agro-industriels) qui n’emploi que 2,8% des actifs ;
- une industrie en pleine restructuration : les anciens foyers industriels (manufacturing belt au nord-est) sont en déclin (on parle de rust belt = ceinture de la rouille) à cause de la concurrence étrangère (NPI d’Asie) et des délocalisations, tandis que les nouvelles industries de haute-technologie se développent dans la sun belt au sud et sud-ouest. Les EU concentrent plus du tiers des dépenses mondiales de recherche-développement.
- Le secteur tertiaire est lui aussi dominant à l’échelle mondiale grâce aux multinationales, à la puissance du dollar, et au rayonnement du modèle américain dans le monde.
Enfin la puissance américaine s’exprime aussi au travers de l’armée et de son action diplomatique (ONU, OMC, FMI, G7). Depuis la chute de l’URSS, les EU sont la dernière superpuissance.
III) L’Europe
Géographiquement, l’Europe s’étend jusqu’aux massifs de l’Oural et du Caucase. L’espace est fortement humanisé et morcelé en diverses nations : l’identité de l’Europe reste plurielle (langues, religions…) mais partage des valeurs communes (droits de l’homme, démocratie). L’histoire récente est marquée par l’effondrement du bloc communiste à l’est, créant de nouveaux Etats mais aussi de nouvelles tensions et instabilités.
A l’échelle du continent, on peut distinguer un centre économique, constitué par la « banane bleue », croissant dynamique et très peuplé qui va de Londres à l’Italie du nord en passant par le Benelux, la Rhénanie en Allemagne et la Suisse. Les périphéries se distinguent par un niveau plus ou moins élevé d’intégration et de développement à ce cœur économique : 3 périphéries en voie d’intégration (Scandinavie, arc atlantique, arc méditerranéen), Europe centrale et orientale encore mal intégrée.
Affaiblis par la seconde guerre mondiale, les pays européens ont tenté de développer une politique de coopération et d’intégration économique qui les a conduit à devenir l’un des trois pôles de la triade. En 1957, la CEE organise une zone de libre-échange entre 6 pays (élargissements en 1973, 80, 86 et 95). La croissance forte des trente glorieuses a permis le succès de cette entreprise. Le traité de Maastricht, signé en 91 et ratifié en 93, instaure l’union politique au sein de l’UE. Aujourd’hui, l’UE doit relever le défi de l’intégration des pays d’Europe centrale et orientale. Elle est également présente dans le monde avec des relations fortes avec les pays en voie de développement (zone ACP, Afrique, Caraïbes, Pacifique).
IV) L’Asie
Le continent asiatique rassemble aujourd’hui plus de 60% de la population mondiale. Aujourd’hui, les nations asiatiques connaissent un net recul de la fécondité mais le ralentissement de la croissance démographique reste inégal et ne se fait qu’au prix de politiques contraignantes (politique de l’enfant unique en Chine). Les villes croissent très rapidement et en particulier les grandes métropoles qui voient de développer de vastes bidonvilles.
Les milieux asiatiques sont particulièrement favorables à l’agriculture et en particulier à la riziculture grâce aux moussons, vents porteurs de beaucoup d’humidité. Mais l’agriculture doit relever le défi de la modernisation car sa situation alimentaire demeure fragile.
- Le Japon. Il est l’un des trois pôles de la triade et sert de modèle de développement aux pays de la région. Territoire exigu, morcelé en archipel, aux terres incultes, menacé par les séismes et le volcanisme, sans ressources naturelles importantes, le succès du japon est paradoxal. Il a su aménager en profondeur son espace pour bâtir une des économies les plus performantes au monde en s’appuyant sur une population nombreuse (surtout concentrée dans la mégalopole de Tokyo à Fukuoka) et un état centralisé et interventionniste. Aujourd’hui, le Japon structure le développement économique de l’Asie orientale par ses échanges commerciaux, ses investissements et par son tourisme en augmentation.
- Les pays émergeants de l’Asie orientale. L’émergence de nouveaux pays industrialisés en Asie du sud-est a contribué à déplacer le centre économique mondial de l’Atlantique vers l’Aire Pacifique. A partir du modèle japonais (main d’œuvre importante, aménagement des espaces, notamment portuaires, ouverture au marché mondial, priorité aux exportations, accueil de capitaux étrangers et d’unités de production), les 4 dragons tout d’abord (Corée du sud, Taiwan, Singapour et Hong-Kong) puis les tigres (Philippines, Indonésie, Thaïlande, Malaisie…) s’industrialisent et se développent.
- L’ouverture. Des pays de cette zone, au régime communiste, ouvrent leur façade maritime au marché mondial. C’est le cas du Vietnam et surtout de la Chine qui présente une croissance très élevée (environ 8% par an) et un marché d’un milliard de consommateurs.
Toutefois aujourd’hui, de récentes turbulences boursières (crise boursière en 1997) ralentissent considérablement la croissance (sauf en Chine).
V) L’Afrique
Contrairement aux idées reçues, le continent africain est peu peuplé : 739 millions d’habitants soit 12,8% de la population mondiale. Cependant, sa croissance démographique est très forte (2,6% en moyenne). Cette population est très inégalement répartie (fortes densités sur les littoraux, notamment méditerranéens et golfe de Guinée) et ce déséquilibre va en s’accentuant du fait d’exode rural et de migrations interétatiques. Cela a aussi pour effet une urbanisation incontrôlée et explosive (bidonvilles, engorgement, pollution, insécurité…)
Au niveau économique, il faut différencier l’Afrique du nord (pays du Maghreb) et l’Afrique du sud, plus avancés, de l’Afrique subsaharienne économiquement « en panne » et qui concentre quasiment tous les PMA (pays les moins avancés). L’Afrique ne représente que 3% des échanges internationaux. Ce retard est lié aux dépendances multiples qui ralentissent le développement : poids du passé colonial, échange inégal (principales exportations, les matières premières destinées à l’industrie des pays du nord = produits peu chers), retards technologique, sous-alimentation, retard dans la transition démographique, épidémies, instabilité politique (guerres civiles, conflits…), endettement colossal…
Quelques signes positifs apparaissent cependant : la croissance économique dépasse celle de la population et quelques exemples isolés comme l’Afrique du sud pourraient servir de référence.
Ces fiches sont des résumés, elles ne dispensent pas de réviser les cours dans leur intégralité. Songez avant l’examen à vous détendre, à sortir, pour éviter le stress, la saturation mentale et la fatigue le jour des épreuves… Bon courage !
Olivier Salvietti
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