L'aide au pays du Tiers Monde

L’AIDE AUX PAYS DU TIERS-MONDE

De nombreux pays du sud bénéficient de l’aide des pays du nord. Cette aide, à court terme est très bénéfique: elle permet de résoudre les crises les plus graves, de traiter les problèmes les plus urgents. Mais à plus longue échéance, elle crée des désordres importants et finalement, gène le développement des pays du Tiers-Monde.

Mais cette aide a rendu certains pays pleinement dépendants : le PNB du Mozambique, par exemple, est constitué pour 77.4% des dons de l’étranger. D’autres pays dépendent pour le tiers de leur revenus des mêmes subsides, il s’agit essentiellement de pays africains. A ce niveau d’intervention, il est difficile de parler encore d’indépendance. Le Mozambique ne peut ainsi entreprendre aucune politique économique sans rendre des comptes aux puissances donatrices.

De plus l’aide n’est pas adaptée aux pays bénéficiaires. D’abord, il y a un effet de retour considérable : une partie des fonds versés sert à édifier de super-projets confiés la plupart du temps à des entreprises occidentales. Ces entreprises sont rétribuées grâce à l’aide internationale. L’argent revient donc indirectement aux donateurs.
En second lieu, on s’aperçoit que bien souvent, ces mêmes fonds servent pour l’essentiel à alimenter des crédits de fonctionnement et non ceux destinés à l’investissement. Or ces pays neufs, ont besoin d’investir. Pour eux, c’est le seul moyen de progresser.

Alors comment faire ? Il existe quelques pistes. Pour J.B. Gabas, il faut que l’aide soit « connectée à l’économie des pays » concernés et surtout qu’elle soit immédiatement bénéfique. Il prône la multiplication de projets peu spectaculaires mais efficaces : établissement de réseaux d’irrigation, construction de routes, d’hôpitaux... une aide aux populations plutôt qu’aux états.

Ce serait rompre avec l’usage actuel qui favorise les « grands » : états et entreprises et ignore trop souvent les populations et surtout ce serait avoir , toujours selon Gabas un nouveau regard, un regard, non plus tourné de « l’extérieur vers l’extérieur » mais au contraire un regard exclusivement tourné vers l’intérieur des pays.