Le développement de l'Asie du Sud-Est

L’ASIE DE L’EST ET DU SUD-EST DANS L’ESPACE ECONOMIQUE MONDIAL

I° LA PLACE DE L'ASIE DANS LE MONDE
· Poids de l’Asie face au monde : Elle représente plus de la moitié de l'humanité, près d'un tiers de la richesse, le quart du commerce mondial. C’est l’un des pôles de la TRIADE.
· Poids de chacune des parties : le poids démographique de la Chine est écrasant, celui du Japon s’exerce en matière économique et commerciale,
Cinq pays d'Asie du Sud-Est émergent et sont appeler à devenir du futures puissances économiques:
- Chine
- Corée du sud
- Taiwan
- Singapour
- Hong-Kong (aujourd’hui rattaché à la Chine)

DOCUMENT N°1 : LA PART DE L'ASIE DANS L'ECONOMIE MONDIALE (EN POURCENTAGE).

Asie entière Japon Chine Asie du Sud Est (1)
Part de la population mondiale 56 2,2 21,3 6,9
Part dans le PIB mondial 28,9 15,5 2,4 3,6
Part dans le commerce mondial des marchandises: · Exportations · Importations 25,625 86,6 32,6 6,47
Part dans le commerce mondial des services : · Exportations · Importations 22,727,9 5,310,2 1,72,1 67,3
Part des investissements étrangers directs: · Entrées · Sorties 20,219,3 0,610,4 5,20,6 4,41
Part de la capitalisation boursière (fin 1996) 25,8 15,9 - 3,6
(1) Indonésie, Corée du Sud, Malaisie, Philippines, Thaïlande.
D'après Dossiers et documents du Monde, Mai 1998. Sources : BRI, FIBV, CNUCED, BANQUE MONDIALE, OMC

DOCUMENT N°2 : LE DEVELOPPEMENT EN ASIE DE L'EST ET DU SUD-EST (TEXTE).
« La Corée du Sud, Taïwan, Singapour et Hong-Kong sont les premiers pays du Sud à montrer que la sortie du sous-développement est possible. Leurs dirigeants ont su adopter des stratégies efficaces : formation de la maind'oeuvre, construction d'infra-structures, politique de crédit favorable aux secteurs performants, insertion dans le commerce mondial.
Le faible niveau des salaires rapporté à la qualification de la main d'oeuvre a permis aux NPI de se positionner en concurrents des pays du Nord. En 1975, le salaire moyen d'un ouvrier du textile coréen ne représentait que 8% de celui de son homologue français. Hong-Kong et Taïwan se sont d(abord spécialisés dans le textile, tout comme la Corée du Sud, quiy a ajouté des industries plus lourdes (chimie, industrie mécanique). Pour Singapour, ce sont le pétrole et ses produits dérivés qui ont joué un rôle moteur, ainsi que les services, notamment la finance. [...]
D'autres pays d'Asie se sont lancés dans la même stratégie - Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Chine continentale- et sont venus concurrencer les NPI de la "première génération". Ces derniers, grâce au capital matériel et humain accumulé, sont parvenus à diversifier leurs activités vers des productions plus sophistiquées, en particulier dans les technologies de l'information et de la communication. Désormais, on ne délocalise plus vers mais à partir de ces pays, par exemple vers, les régions côtières de la Chine. »
Christian Chavagneux, Alternatives économiques, les chiffres de l'économie,
Hors-Série n°50- 4ème trimestre 2001.

Les étapes du développement de l'Asie de l'Est et du Sud-Est peuvent s’identifier en 3 étapes et 3 zones :
· Les tigres : Thaïlande, Indonésie, Malaisie, Chine (aujourd'hui)
· Les dragons : Corée du Sud, Taïwan, Singapour, HongKong (1975)
· Le modèle : Japon (1950)
Il se réalise selon un processus de développement identique, quelque soit la zone ou la période :
PREMIERE ETAPE, le décollage :utilisation d’une main d’œuvre abondante et servile, faible niveau des salaires, insertion dans le commerce mondial par des produits de faible qualité, aide de l’Etat et des banques. Absorption de la technologie occidentale par copie ou licence.
DEUXIEME ETAPE, la diversification : même stratégie mais formation de main-d'œuvre, concurrence avec les premiers NPI et diversification vers des produits de meilleurs qualités , dans les secteurs performants. Transfert de technologie avec les PDEM.
LA TROISIEME ETAPE, celle de développement est représentée par le seul Japon. Elle consiste en l’alignement du pays sur les PDEM, système libéral, recherche et fort taux d’éducation, développement des services et des produits à forte valeur ajoutée.
Dans tous les cas, il faut noter le rôle moteur des États qui organisent le développement, celui de la recherche et enfin des services financiers.